Le Seigneur pose quelques questions pour faire réfléchir le juge romain

Publié le par estaran

 



GEJ10 C170

Le Seigneur pose quelques questions pour faire réfléchir le juge romain


1. Je dis :« Ah, Mon cher juge, tu as fort bien parlé selon la justice de ce monde, et la chose ne saurait apparaître autrement à un homme qui, comme toi, n'a d'autre intelligence que celle du monde. Et pourtant, tu es dans une très grande erreur pour ce qui concerne la vie des hommes et de toutes les autres créatures.

2. A en juger par l'apparence, qui est toujours trompeuse, tu aurait sans doute raison, mais en aucun cas selon la vérité profonde de la vie ; car tout ce que tu vois de vivant en ce monde est déjà mille fois plus indestructible que ce que tu imagines de plus indestructible.

3. Le fondement de ta philosophie vient de ce que tu supposes que l'âme d'un homme cesse de vivre lorsqu'elle a perdu son corps.

4. Sur ce point, une seule apparition venant de l'au-delà suffirait à te faire changer d'avis du tout au tout ; mais, comme nous avons encore le temps, je vais d'abord te convaincre d'une autre façon !

5. Je vais te poser des questions très brèves auxquelles tu pourras répondre facilement, et tes propres réponses te feront bientôt considérer tout autrement la sagesse du Créateur ; après cela, tu ne pourras que rire toi-même des jugements que tu portes à présent.

6. Dis-Moi, Mon cher ami, as-tu jamais vu le dernier des imbéciles, sachant à peine parler et encore moins écrire, compter et dessiner, être capable de dessiner les plans d'un palais impérial qui, une fois construit sous sa direction, frapperait le monde entier de stupeur ?

7. Tu te dis : "Non, un architecte ne saurait bâtir un splendide palais impérial sans être bien pourvu de toutes les connaissances nécessaires !"

8. Tu dois bien en conclure, ami, qu'un tel homme, ou un Dieu, ne saurait être plus stupide que l'imbécile dont Je parlais, s'il veut pouvoir bâtir ce palais impérial !

9. Un palais impérial est sans doute une œuvre digne d'admiration, et qui fait honneur à son architecte ; mais ne crois-tu pas que bâtir tout un monde tel que cette terre demande bien plus de sagesse et de force que la construction d'un palais impérial, si beau et si majestueux soit-il ?

10. Là encore, tu te dis : "Assurément!" Quel que soit le nom de la force qui a fait naître tout un monde, comme la Terre avec tout ce qu'elle porte et ce qui est en elle et au-dessus d'elle, il faut que cette force ait existé et existe encore avec la pleine conscience de sa puissance créatrice et de sa science universelle, puisque, sans elle, son œuvre, comme celle d'un homme, tomberait bientôt en ruine.

11. Et si cette force créatrice a pu produire une telle œuvre en pleine possession de toute sa sagesse, elle ne devait pas être moins sage lorsqu'elle a produit sur un tel corps céleste des œuvres apparemment plus petites. Sinon, as-tu déjà vu une chose en soi tout à fait morte et inexistante produire elle-même la vie ?

12. Tu dis : "Non, une telle chose est impensable, et même logiquement impossible !"

13. Fort bien, te réponds-Je. Crois-tu donc qu'il en faille moins pour faire exister et vivre le moindre vermisseau que toute la Terre, la Lune et le Soleil ?

14. Je te le dis : si tu es capable de faire exister le plus simple ver de terre, tu es également capable de créer toute la Terre, la Lune et le Soleil, et les autres astres ! Car la machine corporelle visible du plus insignifiant vermisseau est un organisme si complexe que tu ne peux t'en faire la plus petite idée ; et si cette machine vivante n'était pas si complexe et si sagement disposée, comment pourrait-on y placer une petite âme substantielle afin qu'elle se serve de cette machine vivante pour y poursuivre son évolution ?

15. Et si celui qui a fait exister le vermisseau n'est pas lui-même parfaitement maître de toutes les forces et de toute vie, comment pourrait-il animer une telle machine ? Et s'il n'est pas lui-même non seulement maître de toutes les forces et de toute vie, mais la vie éternelle même, comment pourrait-il lui-même donner vie à ce vermisseau ? »

Publié dans LA DIGNITÉ HUMAINE

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