GEJ10 Comment agissent les forces

Publié le par estaran

 



GEJ10 C171

Comment agissent les forces


1. (Le Seigneur:) « De ta vie, as-tu jamais vu une force agissante ?

2. Tu réponds : "Certes non ! On peut sans doute voir et sentir l'action de ces forces, mais quant à les voir elles-mêmes, nul n'y est jamais parvenu. Nous voyons bien la très grande violence des tempêtes et des ouragans - mais en quoi consiste cette violence et cette force, cela, nous n'ignorons. Il faut aussi que quelque force enchaîne les hommes au sol terrestre, sans quoi nous pourrions sans doute, si nous le voulions, nous élever librement dans les airs ce qui n'est pas le cas, comme l'enseigne l'expérience quotidienne. Cette force agit sans cesse, mais aucun œil humain n'a jamais pu voir à quoi elle ressemblait, ni comment elle agissait."

3. Fort bien. A présent, Je te demande si tu as jamais vu quelqu'un ou quelque chose porter la lumière du soleil jusqu'à cette terre. Ou si tu as jamais vu ce qui lie les corps célestes ensemble en sorte qu'ils soient contraints de tourner toujours à la même distance autour de corps célestes plus grands. Ou si tu as déjà vu les forces à l’œuvre dans les plantes comme dans les animaux, et qui y produisent toutes sortes de choses ?

4. Vois-tu, ce sont là des choses qui te sont étrangères, des questions que tu aurais pu te poser depuis longtemps à côté de ta philosophie du droit, et auxquelles tu aurais peut-être pu trouver une réponse bien plus habile que les railleries de ta critique philosophique !

5. Pour bien des raisons, aucune machine vivante, si élaborée soit-elle, ne peut être faite pour durer éternellement ; car, pour le Créateur, créer matériellement des machines vivantes aussi durables signifierait se diviser Lui-même en une infinité de parties et s'affaiblir ainsi peu à peu jusqu'à devenir incapable de créer davantage !

6. Mais s'Il crée une machine vivante dans le seul but de fortifier une parcelle de Sa vie primordiale afin qu'elle parvienne à une liberté et à une indépendance divines, puis que, débarrassée de sa machine vivante, elle s'unifie pleinement par l'amour et la sagesse qui sont en elle, non seulement rien ne se perd par là de la vie fondamentale créatrice, mais le Créateur comme la créature y gagnent quelque chose d'infini, pour toi bien sûr inconcevable.

Mais, quand ton âme sera née une seconde lois dans le véritable esprit de Dieu, il te deviendra clair que l'amour de Dieu est en Soi sans cesse renforcé par l'amour de Ses enfants pour Lui, et de même, donc, l'amour de Dieu pour Ses enfants.

8. Or, Dieu était de toute éternité un pur esprit parfait, qui ne peut donc vouloir autre chose que de voir à la longue toutes Ses créatures redevenir, par les voies prévues par le Créateur, ce qu'Il est Lui-même - à cette différence près qu'avant d'être en quelque sorte appelées à exister, ces créatures n'étaient rien d'autre que les grandes pensées et les idées du Créateur, qu'Il a en quelque sorte expulsées de Lui-même au fil des temps par la Force de Sa volonté, leur donnant une existence propre et une enveloppe extérieure dans laquelle elles devaient peu à peu se contempler et se connaître toujours mieux elles-mêmes, et laisser germer en elles, par Ma force qui continuait malgré tout de les imprégner, le sentiment de leur autonomie et de leur liberté.

9. Ami, si ce germe n'existait pas en toi aussi - ce dont l'homme sensible que tu es extérieurement ne peut bien sûr rien savoir -, tu n'aurais pas pu faire ces reproches au Créateur. Car seul le sentiment indestructible de la vie qui est en toi a pu t'y pousser à ton insu, et, si Je suis venu dans ces parages, c'est principalement à cause de toi, afin de te montrer en paroles et en actes à quel point tu es encore loin de la vie et de la lumière ! Mais ce sont assez de paroles pour toi et Moi, à présent, venons-en un peu aux actes. »

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