GEJ10 De la propagation de la doctrine à Babylone

Publié le par estaran

 



GEJ10 C161

De la propagation de la doctrine du Seigneur à Babylone


1. Quelques années plus tard, l'apôtre Matthieu et son compagnon, partant pour l'Inde, furent bien reçus par ce roi, chez qui ils demeurèrent une année entière.

2. Et, quand Matthieu voulut reprendre son voyage avec son compagnon, le roi lui donna une escorte sûre jusqu'aux frontières de son royaume. Ainsi, cet apôtre fut l'un de Mes premiers témoins auprès de ce roi, et, dans cette ville qu'on appelait encore Babylone- bien que l'ancienne Babylone fût un immense tas de ruines assez éloigné de cette ville -, il voulait faire des convertis parmi les païens, pour la plupart adeptes de Balam.

3. Mais le roi le lui déconseilla en disant : « Il suffit que nous sachions et comprenions, moi et ma cour, ce que nous devons croire et ce qu'il en est de cette foi ; pour le reste, j'y veillerai avec mon fils - car je ne voudrais pas vous exposer à la fureur sans bornes de mes prêtres. Mais, à mesure qu'ils disparaîtront, je ferai en sorte qu'ils n'est pas de successeurs, et il sera plus facile alors de traiter avec le peuple. »

4. Cette déclaration satisfit les deux apôtres, qui ne se soucièrent plus de répandre Ma doctrine parmi les peuples de ce roi.

5. Sept ans après, cependant, Pierre vint avec son fils Marc chez ce roi, qui les reçut fort bien, et représenta au roi qu'il fallait faire peu à peu connaître Ma doctrine, au moins dans cette ville.

6. Le roi, qui avait beaucoup d'affection pour Pierre comme pour Marc, le lui déconseilla, sachant bien ce qui animait ses prêtres de Baal, et dit à Pierre : « Il y a dans le pays où nous vivons, surtout du côté de l'orient jusqu'au grand fleuve Gange, quantité de bêtes féroces, et pas moins de plantes vénéneuses ! Et, là où le Seigneur a permis qu'il y ait tant de fauves et de plantes empoisonnées, le sol et surtout l'air doivent être emplis d'esprits malins et de démons qui rôdent surtout comme des lions, des panthères et des hyènes affamés et rugissants, cherchant qui ils pourraient dévorer dans la catégorie des hommes.

7. Les bêtes que j'ai nommées sont féroces et mauvaises, et il est fort dangereux de leur faire la chasse ; mais mes prêtres de Baal sont encore mille fois plus méchants, car chacun d'eux a en lui au moins mille diables, et il n'y a guère que moi qui puisse m'opposer à eux, grâce à ma grande autorité et à mes soldats, qui sont pour la plupart des Juifs, des Grecs et des Romains, puisque je ne suis moi-même qu'un vassal de Rome - car vous devez savoir que l'Empire romain s'étend jusqu'au Gange, et que ce n'est qu'au-delà que commence le grand royaume de l'Inde, dont personne chez nous ne sait où il finit. »

8. Ce conseil du roi plut sans doute à Pierre ; pourtant, il éprouvait encore en secret le désir de s'entretenir de Ma doctrine et de Mon royaume avec certains habitants de cette ville, chose que les prêtres ne tardèrent pas à apprendre. Ils envoyèrent des messagers à Pierre pour lui proposer de leur faire connaître, à eux aussi, cette heureuse doctrine.

9. Il est vrai que, pendant quelque temps, Pierre ne se laissa pas séduire, d'autant que son fils et compagnon Marc le mettait sérieusement en garde là-contre, lui répétant sans cesse : « Laisse le roi s'occuper de notre cause ! Nous n'irons pas contre la volonté du Seigneur en suivant ici le conseil du roi. »

10. Un jour, pourtant, au bout de deux années, Pierre sortit de la ville et, se promenant au hasard, il rencontra plusieurs mendiants et malades. Il fit des dons aux pauvres, et les malades, il les guérit par la force de Mon esprit en lui.

11. Or, plusieurs prêtres de Baal avaient assisté à ces miracles. Reconnaissant Pierre, ils le supplièrent instamment de les accompagner un peu plus loin vers l'intérieur du pays.

12. S'il céda à leurs nombreuses prières et à leurs assurances de loyauté, c'est parce qu'ils affirmaient qu'il y avait dans un village tout proche quantité de malades qu'aucun médecin ne pouvait guérir, et que, s'il guérissait encore ceux-là, eux-mêmes et tous les autres prêtres embrasseraient sa religion et détruiraient leurs temples de leurs propres mains.

13. Entendant cela, Pierre suivit les prêtres, et, de fait, ils arrivèrent au bout d'une heure dans un village où il y avait une quantité de malades des fièvres et de possédés ; et il les guérit tous, ramenant même un mort à la vie.

14. Or, ceux qu'il avait guéris se mirent à chanter ses louanges, disant : « Il faut que celui-ci soit un envoyé du vrai Dieu, sans quoi il ne pourrait accomplir par sa seule parole ce que tous nos dieux, pourtant si nombreux, n'ont jamais été capables de faire. »

15. Les prêtres qui accompagnaient Pierre en furent extraordinairement courroucés. Ils le pressèrent amicalement- pour la forme seulement- de les accompagner encore jusqu'à un petit village que l'on atteignait en traversant un bois de myrtes et de roses. Dans ce bois, ils saisirent Pierre, lui arrachèrent ses vêtements et l'assommèrent, puis le pendirent par les pieds à un myrte desséché. Au bas de cet arbre, ils fixèrent une traverse à laquelle ils lui lièrent les mains, puis, le laissant ainsi suspendu, ils rentrèrent à la ville par un autre chemin.

16. Le roi, trouvant que Pierre était resté bien longtemps parti, le fit chercher partout, tant dans la ville qu'au-dehors, et ce n'est que le deuxième jour que l'on retrouva Pierre dans le bois de myrte, mort et dans un triste état.

17. C'est alors que les malades guéris apprirent au roi que les prêtres de la ville leur avaient amené Pierre fort aimablement, que celui-ci les avait guéris miraculeusement et avait même ressuscité un mort, mais qu'ensuite, il était reparti avec les prêtres plus loin vers l'intérieur du pays.

18. Le roi, fort affligé, fit enterrer Pierre dans le caveau royal et avec les honneurs d'un roi, et l'on mit aussi le myrte dans le tombeau.

19. Quant aux prêtres de la cité, qui étaient plus de deux mille, ils s'en tirèrent fort mal. Le roi n'en épargna pas un seul et les fit tous mettre à mort par ses soldats, puis conduire sur plus de quatre cents chars dans un désert ou on les jeta en pâture aux nombreuses bêtes sauvages.

20. Quant au disciple Marc, avec l'aide du roi et des deux administrateurs que nous connaissons, il entreprit alors de convertir à Ma doctrine presque tous les habitants de la ville, et il ne fallut pas un an pour convertir fort heureusement toute la ville, et bientôt, grâce à la conversion de la ville, presque tout le pays.

21 (Je vous apprends ainsi, à vous qui êtes Mes nouveaux disciples, où et comment le premier apôtre a quitté ce monde, donc ni à Rome, ni à Jérusalem, mais dans la nouvelle cité de Babylone, qui prit par la suite le nom sarrasin de Bagdad.)

22. Mais, chez notre aubergiste de la ville que l'on sait, Je ne racontai pas à Mes disciples ce que Je vous dis à vous en ce temps-ci ; et à présent, nous pouvons reprendre là où nous en étions auparavant, encore à la table de l'auberge.

Publié dans LE SEIGNEUR JESUS

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Kandide Katrin Phocigne, dit Patrick Hard 04/12/2009 17:22


Bonsoir, Esteran.
Bienvenue.
Pardon de ne répondre qu'aujourd'hui.
Que te dire si ce n'est que ton pseudo me parle;
il est des choses derrière les choses...
Je n'ai plus d'ordi, et il m'est difficile de gérer une communauté par cyber.
Cependant, merci de ta visite; je te contacterai dès que possible.
Fraternellement.
Patrick.