HIVER, PRINTEMPS, ÉTÉ ET AUTOMNE

Publié le par estaran

Les Mystères de la Vie

 

 

Inspiré par la voix intérieure spirituelle à Gottfried Mayerhofer

 


7. HIVER, PRINTEMPS, ÉTÉ ET AUTOMNE

 
Beaucoup demanderont : Comment l'hiver, alors que la nature fait plutôt penser à la mort car le froid, synonyme de mort, y a remplacé la chaleur comme source de toute vie, comment donc l'hiver peut-il être assimilé à la nature vive d'un enfant qui déborde de vie ?

Et pourtant, mon cher incrédule, il n'est pourtant pas de meilleur exemple que celui-ci qui nous montre la correspondance avec la nature de l'enfant, en comparant la vie de l'enfant avec l'hiver durant lequel la nature est contrainte par une obligation spirituelle.

Attendez juste un peu, Mon ami et Je vais vous décrire l'hiver apparemment mort comme étant bien vivant, et aussi chaud que la vie de l'enfant. Cependant, nous ne considérerons pas cette question du point de vue habituellement adopté par vos écrivains et poètes, mais de Mon point de vue et selon Ma propre façon. Écoutez donc :

Regardez, Mon ami, quand vous comparez cela à la vie entière végétative de l'enfance et à la vie de l'âme, c'est, comme Je l'ai dit, une vie en rêve, une vie où le bon et le mauvais, tout ce qui est juste et faux dort encore d'un sommeil profond du fait que l’enfant, sous la couverture de l'innocence, est inconscient de Moi. Seul cet état, où on est inconscient d'avoir commis un péché et où on n'en connaît aussi aucun, est appelé l'innocence ; car avec la prise de conscience de l'innocence elle cesse d'exister.

De la même façon que dans cette vie-rêve de l'enfant où, comme dans un embryon, toutes les passions et autres fortes envies dissimulées dorment paisiblement ensemble attendant seulement une meilleure condition du corps les enveloppant pour pouvoir devenir fortes et se développer - regarde, Mon cher ami, combien cette comparaison est opportune et proche spirituellement -, l'existence entière future d'une partie de la terre se trouve là endormie, enterrée sous la couverture blanche de la neige (le blanc est la couleur de l'innocence). Elle attend seulement une puissance plus haute, la chaleur du soleil, pour soulever et détruire cette couverture de l'innocence, et libérer des milliers de milliers de formes de vie pour que chacune d'entre elles puisse fonctionner selon son but et accomplir son destin.

De même qu'avec le développement physique de l'enfant les bonnes et mauvaises qualités deviennent plus apparentes, de même quand la nature se réveille sur la terre, les effets des influences paisibles et hostiles sont plus visibles. D'abord, les passions de l'enfant, demeurent paisiblement ensemble sous la couverture glaciale de la neige, puis elles se séparent, en se battant et se disputant, et au travers de conflits constants affrontent le printemps ou un temps meilleur durant lequel tout vivant sur cette terre devient plus fort et capable de résister à la bataille contre les éléments et d'autres influences, et est même capable de les vaincre.

Au printemps tout s'empresse inconsciemment de rencontrer son destin. Les petites plantes croissent en petits arbres et préparent tout afin qu'un jour ils accomplissent leur but en tant qu'arbres où les animaux construiront des logements pour leur couvée sans savoir d'où il vient. Tout est actif et au travail; la destruction et la reconstruction, le changement de forme et la nouvelle naissance sont la tâche du globe terrestre. C'est au temps de la jeunesse que sont souvent produits les monstres et les croissances secondaires qui n'appartiennent pas au cycle normal et devront être postérieurement éliminés, de même que les sottises idiotes et les erreurs frivoles d’un jeune homme (les prétendus "adolescents").

Ainsi avec le réveil du printemps, la nature, comme un jeune homme avec des joues roses, s'orne elle-même des plus belles fleurs et se déplace lentement vers la virilité, c’est à dire la période de maturation des fruits, qui, selon l'intention du Créateur, a été conçue comme la conséquence de la pression et de la forte envie du printemps.

L'été, ou l'âge de la virilité, est déjà plus chaud. Le sourcil de l'homme goutte de sueur lorsqu'il travaille pour gagner son pain quotidien. L'arbre qui porte des fruits manque souvent d'eau ou d'humidité pour nourrir ses enfants, les feuilles et les fruits et de ce fait arrive à maturité le dernier.

Souvent l'homme, désespéré, laisse tomber ses bras fatigués comme l'arbre laisse s'affaisser ses feuilles; une tempête, une averse de grêle survient et arrache ses enfants, les fruits laborieusement produits.

L'homme est privé de sa progéniture, de son épouse par les maladies. Et lorsque tous les deux, l'homme et l'arbre, n'attendent plus ni confort ni aide, souvent une tempête accumule des nuages de bénédiction et de pluie. Ces derniers déversent leurs flots sur les champs assoiffés et les prés, humidifiant et faisant ainsi fructifier la nature languissante tout en nettoyant l'air et la vue, alors la vitalité jamais perdue de la nature anime de nouveau tous les êtres. La tempête a été essuyée; beaucoup de choses sont perdues et doivent être remplacées par mille autres.

Quand l'homme, accablé par le désastre, ne sait plus que faire, quand l'édifice religieux entier construit péniblement depuis la jeunesse a été détruit avec la tempête du destin, une étincelle légère commence alors à briller à l'Est. D'abord c'est une petite étoile, puis elle monte de plus en plus haut, grandit, devient un soleil, un soleil de grâce avec Mon image en son centre entouré par Mon enseignement sous la forme d'un faisceau de rayons, illumine le cœur malheureux de l'homme en versant le réconfort et la lumière dans son cœur et en permettant ainsi peut-être pour la première fois, bien que sous la forme d'un essai douloureux, de sentir l'avant-goût spirituel de ciel et de l'amour divin.

L'homme se lève, comprend la bienveillance de son Père et bénit les coups du destin qui l'ont frappé, et qui n'avaient, après tout aucun autre but, que seulement de le mener dans les bras de Celui qui, depuis longtemps, les a ouverts largement pour le recevoir, mais qui n'avait aucune autre voie pour réaliser cela qu'un passage par de tels malheurs.

Ainsi l'homme mûrit vers la vieillesse, de même que l'arbre mûrit ses fruits en automne. Finalement, l'automne arrive. Les forces de la nature, inertes sous la couverture de neige durant l'hiver, se sont réveillées pour une nouvelle vie au printemps, se sont activées en été pour mener le tout vers son destin, et jusqu'a l'automne se sont dépensées, puis après avoir accompli leur but, la fatigue est survenue et un nouvel endormissement survient.

Les feuilles tombent, l'arbre, d'habitude debout dans une profusion luxuriante, perd sa forme extérieure pour prendre bientôt une structure squelettique, il montre sa fondation qui avait porté tout ce qu'il a mené à maturité, mais les belles couleurs, la fraîcheur de la vie sont parties. L'arbre est au repos afin de préparer sa tâche suivante une autre année, peut-être dans une perfection plus grande que la fois précédente ou, au contraire, en s'approchant de sa dissolution dans d'autres éléments.

Cela s'applique de même à l'homme qui graduellement s'approche de la vieillesse. Son énergie et sa capacité de prendre des décisions rapides commencent à s'affaiblir, les couleurs de sa face changent, ses cheveux deviennent d'un gris de plus en plus prononcé (indicatif d'un retrait du fer dans le sang, en tant que transporteur d'activité). Le monde extérieur devient de plus en plus fermé et le vieil homme commence une vie intérieure, comme l'arbre en automne, dans lequel la circulation de la sève renouvelée s'arrête aussi, suivi par une activité intérieure plus lente et cachée à l’œil humain.

L'arbre attend alors son destin pour l'année suivante, selon sa tâche, à savoir, s'il sera brûlé comme bois de chauffage, ou servira à d'autres buts ou, sera peut-être greffé, pour rapporter plus de fruits et de meilleurs, fournissant ainsi de nouveaux plaisirs physiques et spirituels à l'homme : plaisirs physiques par ses produits matériels et plaisirs spirituels par la contemplation de l'immensément bon Créateur et Seigneur.

Tous les fruits et les produits de la nature entière servent les créatures vivantes au travers de l'alimentation, ou en passant par des utilisations diverses à un niveau plus haut spirituel ; ils servent ainsi à la conservation d'êtres plus hauts, en augmentant leur nature matérielle-physique et en aidant à leur perfectionnement Spirituel.

Ce que les fruits sont avec les produits de la terre, les actes le sont avec les hommes. Ils aident celui-ci à être debout à la fin de sa vie terrestre, à construire son moi spirituel et à le guider à un niveau plus haut.

Ce que Je vous ai dit ici concernant les royaumes végétal et animal aussi bien que l'homme dans les quatre périodes de sa vie peut aussi être appliqué aux peuples entiers et aux nations.

Ils ont aussi leurs phases d'enfance, d'adolescence, de virilité et de vieillesse et sont graduellement menés par Moi au travers des désastres, des guerres, des maladies dévastatrices et de divers autres événements, jusqu'à atteindre leur pinacle spirituel et ils peuvent dès lors, soit séparément comme des individus, soit comme des nations entières, passer à des sphères plus hautes. Cela dépend de leur propension à suivre Mon conseil et Mes remontrances par lesquels certaines personnes mûriront plus tôt, d'autre plus tard.

Ici vous avez le deuxième groupe de mot de notre titre - l'hiver, le printemps, l'été et l'automne. Maintenant nous nous élèverons à un point de vue plus haut et de là, avec Moi, contemplerons Ma Création dans son travail progressif où vous pouvez de nouveau toujours plus clairement contempler Mon amour et aussi Ma sagesse, qui n'a qu'un seul but : le bonheur de Mes êtres créés!

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