GEJ9 Les hôtes repartent chez eux

Publié le par estaran

GEJ9 C214
Les hôtes repartent chez eux


1. Le chef dit alors : « O Seigneur et Maître, nous ferons tous ainsi, car nous sommes désormais tout à fait pénétrés de ce que nous a dit Celui qui est en Toi, comme jamais encore un homme n'avait parlé à son prochain. Toi seul es véritablement le Seigneur en personne, et le demeureras à jamais !

2. Mais permets-moi, Seigneur, de Te poser cette question : que devons-nous faire à propos d'Hérode ? Est-il bon, et Te serait-il agréable, que nous mettions en œuvre la résolution que nous avons prise à son sujet, cela pour le bien de tant de pauvres et de malheureux à qui il a trop souvent extorqué impitoyablement bien plus qu'ils ne lui devaient, avec l'aide de véritables sbires et de soldats sans scrupules comme ceux qui ont péri hier sur les bateaux ? »

3. Je dis : « Ce qui est juste est bien aussi ! Mais, si vous entreprenez quelque chose contre ce rusé renard, prenez toutes vos précautions et délibérez en Mon nom de tout ce que vous ferez. Renoncez à toute passion et à toute colère, et calculez intelligemment chacun de vos pas, afin que nul ne puisse vous faire obstacle et rendre ainsi inutile votre bonne résolution !

4. Si vous agissez en Mon nom et selon Mon conseil, vous n'aurez pas de peine à pousser le vieux renard dans ses retranchements, et il sera contraint de céder à vos justes exigences. Aussi, n'ébruitez pas la chose tant que vous n'aurez pas tout disposé en sorte que le renard ne puisse plus échapper au piège que vous lui tendrez ; car le renard a l'oreille fine, et il faut se glisser sans bruit jusqu'à son gîte pour pouvoir tendre devant l'issue un piège efficace.

5. De même, ne faites aucun bruit à propos de Moi-même et de Mes actes, et n'apprenez rien de plus au vieux renard que ce qu'il sait déjà de Moi, mais dites-lui seulement ce qui vous est arrivé à cause de votre zèle aveugle, que vous M'avez trouvé en territoire romain, où vous ne pouviez rien entreprendre contre Moi, d'abord parce que la loi l'interdisait, ensuite parce que la tempête vous avait affaiblis. Mon ami Marc, ici présent, vous en rendra un témoignage valable, ainsi que bien d'autres témoins, et aussi les habitants de Tibériade, à qui il devra rembourser les dommages subis. Mais ne lui laissez rien entrevoir de vos projets ultérieurs.

6. Autre chose : de pauvres habitants malades de Joppé sont venus ici pour y chercher la guérison, et ils sont tout à fait guéris ; après le repas du matin, prenez-les avec vous sur votre bateau, désormais en parfait état, et ramenez-les à Tibériade, d'où ils reprendront le chemin de leur pays. Par eux, vous apprendrez sur Moi bien des choses qui n'ont pu vous être dites ici, et cela fortifiera grandement vos cœurs, votre foi et votre amour envers Moi.

7. A Tibériade, vous pourrez aussi leur donner un viatique sur votre superflu, et vous ne laisserez pas d'en être récompensés. Ce que Je vous dis là, faites-le !

8. Et maintenant, allons prendre notre repas du matin. Vous trouverez le vôtre déjà préparé dans votre gîte, ainsi que les armes qu'on vous avait prises hier, et les témoignages écrits destinés à Hérode. Vous pouvez donc prendre congé de nous en paix, en toute amitié et en tout amour ! »

9. A ces mots, les envoyés d'Hérode Me rendirent grâce du plus profond du cœur et demandèrent que Ma faveur et Mon amour ne les abandonnent plus jamais, après quoi ils regagnèrent rapidement leur logis.

10. Quant à Moi, Je retournai à la maison avec Marc, et, voyant cela, Mes disciples et toutes les autres personnes présentes firent de même. Nous nous assîmes à nos tables pour prendre le repas du matin, qui était fort bon, et les Joppéens firent de même dans le coin que l'on sait.

11. Après le repas, Marc Me demanda « Seigneur et Maître, qui donc a établi ces témoignages pour les gens d'Hérode, en un temps si extraordinairement court ? »

12. Lui désignant notre Raphaël, Je répondis : « Ne connais-tu donc pas Mon scribe rapide ? »

13. Marc : « Mais oui, c'est bien cela ! En ce cas, la chose est facile, mais je la redoutais un peu en vérité, étant fort malhabile pour écrire. A présent, je me réjouis fort que tout se soit arrangé au mieux. Mais ne faudrait-il pas maintenant dire aux Joppéens ce qu'ils doivent faire ? »

14. Je dis : « Ce n'est pas nécessaire non plus ! Car Mon Raphaël leur a déjà appris ce qu'ils auraient à faire, comme ils le souhaitaient, après le repas, et les voici qui se lèvent déjà pour aller rejoindre les envoyés d'Hérode.

15. Voyant les Joppéens se lever et courir vers la porte sans prendre congé de manière visible ni formuler à voix haute le moindre remerciement, Marc déclara : « C'est tout de même un peu étrange que ces gens nous quittent avec une telle indifférence ! »

16. Je dis : « N'as-tu pas entendu, sur le rivage, la leçon que le leur ai donnée à propos des manifestations extérieures de gratitude, des demandes et des prières des lèvres, avec les conséquences qu'entraînent toutes ces choses ?

17. Ce qu'ils viennent de faire Me convient fort bien, et leur indifférence envers nous, qui n'est qu'apparente, ne doit pas vous tromper : ils nous ont quittés en étant d'autant plus édifiés dans leurs cœurs, et sans nous causer aucune peine. »

18. Quand Marc M'eut entendu dire cela, il trouva aussi que tout était bien.

19. Or, toutes les autres personnes présentes venaient à Moi et Me demandaient si elles devaient elles aussi retourner dans leur pays.

20. Je dis : « A l'exception de Kisjona, de Philopold et du juge romain, tous peuvent rentrer chez eux et porter à leurs amis la bonne nouvelle de ce qu'ils ont entendu et vu ici, et ils répandront ainsi Mon royaume parmi les hommes. Les occasions ne manqueront pas de tous côtés sur le chemin du retour. Quant à Moi, Je vais demeurer ici encore quelques jours et prendre un peu de repos. »

21. Comme J'avais dit cela, le médecin, les autres Grecs guéris, l'aubergiste de Jessaïra et les pêcheurs des environs de cette ville, les quelques pêcheurs de la baie et anciens cyniques qui étaient venus avec nous, tous vinrent Me rendre grâce de tout ce qu'ils avaient reçu et éprouvé physiquement et spirituellement, puis repartirent chez eux. Certains prirent la direction de l'ouest par voie terrestre, les autres traversèrent l'eau. Quant à nous, nous restâmes encore une heure dans la maison à nous entretenir de toutes sortes de choses utiles, bonnes et vraies.

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