GEJ10 La question de l'enfer et de ses esprits

Publié le par estaran

 



GEJ10 C176

La question de l'enfer et de ses esprits


1. Alors, M'adressant au juge, Je lui dis « Cet esprit était-il ou non ton père ? »

2. Le juge : «Grand Seigneur et Maître, c'était lui, aussi sûr et certain que je le suis d'être son fils terrestre, et il ne pouvait être un fantôme créé par mon imagination ; car un fantôme n'aurait pu me parler aussi sagement, et de choses qui m'étaient jusqu'ici aussi étrangères que ce qu'il y a sous le sol de cette terre. Aussi, je crois désormais pleinement en une vie indestructible de l'âme après la mort du corps !

3. Une seule chose m'a paru un peu étrange, à savoir que, depuis qu'il est dans l'au-delà, mon père n'a jamais rencontré de mauvais esprits païens, et encore moins un quelconque diable des Juifs. Pourtant, on dit partout que les méchants survivent aussi dans l'au-delà et, dans leur fureur inextinguible, ne cessent de vouloir y faire le mal. Où sont donc les lieux où vivent ces mauvais esprits ? Pourquoi mon père n'en a-t-il vu aucun dans l'au-delà ?

4. Je dis : « Ne te soucie donc pas de cela ! Les esprits mauvais que l'on nomme diables finissent eux aussi par rentrer en eux-mêmes, mais ils n'y trouvent que le mal absolu qui est leur véritable amour. Avec lui, ils se créent aussi des lieux à la parfaite ressemblance de leur caractère, et, selon le degré de leur malignité, ils se répartissent peu à peu en de certaines unions qui cherchent à nuire à tout le monde. Lorsqu'ils découvrent parmi les hommes de cette terre des caractères qui leur ressemblent, ils trouvent vite le moyen de les approcher, presque de la même manière que ton père avec toi, puis ils prennent possession de cette chair et l'emplissent de tout ce que l'on peut dire méchant et mauvais.

5. Au début, ils s'y prennent avec douceur et cherchent d'abord à attirer l'âme dans la chair. Une fois qu'ils y sont parvenus, l'âme est autant dire perdue pour tout ce qui est pur, bon et vrai. Et si Je suis venu en personne à ce monde, c'est précisément afin de mettre un terme pour toujours à ce mal pour tous ceux qui croiront en Moi et suivront Ma doctrine - car Moi seul suis le Seigneur de toute chose en ce monde et dans le royaume des esprits ! Crois-le, et tu vivras ! »

6. Le juge Me rendit grâce de cet enseignement, mais, pour finir, ajouta cette question critique d'un esprit rationnel subtil : « Mais, Seigneur et Maître, comment as-Tu pu assister à tout ce mal sans y avoir mis un terme depuis bien longtemps ? »

7. Je répondis : « J'ai toujours fait ce dont tu exprimes le vœu, et jamais un homme tant soit peu bon ne s'est perdu ; mais, pour ce qui arrive à présent, l'humanité terrestre était encore par trop immature, et, aujourd'hui encore, elle est loin d'avoir atteint la bonne maturité.

8. Pourtant, J'ai eu pitié de ce monde à cause du petit nombre des bons, et c'est pour eux que Je veux fonder Moi-même un royaume de l'au-delà où ils vivront et régneront éternellement avec Moi.

9. Il y a déjà dans le grand au-delà un nombre infini de bons esprits juifs et païens comme ton père ; et quand, sous peu, Je reviendrai à Mon être éternel, Je montrerai le vrai chemin de la vie éternelle parfaite dans l'au-delà à toutes ces bonnes âmes juives et païennes. Quant aux méchants, ils auront toujours le choix, soit de s'amender et de suivre les voies de la lumière, soit de persister dans leur mal et de le laisser les tourmenter éternellement ; car ce n'est pas être injuste envers eux que de leur laisser arriver ce qu'ils ont voulu.

10. Ainsi, dans l'au-delà, le bien sera la récompense des bons et le mal celui des méchants, et, après la mort de son corps, chacun connaîtra son Premier Jour*( Jüngster Tag, le Jugement dernier, qui. comme nous l'avons déjà indiqué est à la fois un dernier et un nouveau (donc premier) jour. (N.d.T.)), et Je le ressusciterai et lui donnerai la récompense qu'il a lui-même méritée en étant bon ou méchant.

11. J'ai ainsi amplement répondu à toutes les questions que tu M'as posées, et, si Je voulais te donner des réponses plus profondes, tu ne les comprendrais pas ; car vous tous, vous êtes encore des enfants par l'âme et ne sauriez encore supporter une nourriture solide et virile. C'est pourquoi vous devez d'abord Me laisser vous nourrir de lait, et, quand vous serez suffisamment fortifiés par cette nourriture, vous serez aussi capables de supporter une nourriture céleste plus forte. »

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