GEJ10 De l'origine des maladies du corps

Publié le par estaran



Chapitre 182

 

De l'origine des maladies du corps


1/ Je dis : << Pour ce qui est de ta question d'hier sur les maladies souvent longues et pénibles qui précèdent la mort corporelle, et aussi sur la mort souvent très précoce des enfants, cela est seulement permis par Moi pour l'amendement des hommes, mais ce n'est en aucun cas une décision née de la toute-puissance de Ma volonté.

2: Vois-tu, les premiers hommes, qui restaient dans l'ordonnance et la simplicité que leur avait montrées Mon esprit, ne connaissaient rien de ces maladies qui précèdent la mort ; ils atteignaient le plus souvent un âge avancé, n'étaient jamais malades et, à la fin, s'endormaient paisiblement sans que leur âme ressentît la moindre douleur ni la moindre peur de la mort.

3: Leur nourriture était toujours la même et ne changeait pas du jour au lendemain. Pour l'essentiel, ils vivaient de lait, de pain et de bons fruits mûrs, qui étaient leur nourriture pendant toute leur vie, et l'eau fraîche des sources apaisait leur soif.

4: Ainsi, les nerfs de leur corps étaient constamment nourris des mêmes substances animiques bonnes et inoffensives, et aucun élément animique impur, donc néfaste, ne pouvait s'insinuer dans leur corps ; ces hommes restaient donc touj ours forts et en bonne santé, tant moralement que physiquement.

5: Mais, si tu considères les milliers de friandises de toute sorte dont les hommes s'emplissent l'estomac et le ventre en ce temps-ci, et depuis bien longtemps déjà, il t'apparaîtra clairement que d'innombrables substances immatures, donc impures, mauvaises et néfastes, peuvent ainsi prendre possession souvent de tout le corps humain, et peu à peu le tourmenter touj ours davantage ! Car ces substances de natures diverses sont en lutte constante dans le corps humain, qui ne peut les apaiser qu'en recourant à toutes sortes d'herbes et de racines connues par expérience, et qui l'aident à calmer la tendance de ces substances amimiques à entrer en révolution.

6: Mais une telle santé ne dure jamais longtemps, surtout chez les vieilles

personnes, qui doivent alors recourir pour de longues durées à des nourritures fort simples, mais cela ordinairement sans succès. Car, dès qu'un remède bien choisi les ramène à un état de santé seulement supportable, la plupart des gens retrouvent bientôt le goût des friandises ; ils tombent alors plus malades qu'avant, commencent à dépérir et connaissent bien souvent une fin fort douloureuse.

7: C'est pour cette raison que, lorsque les Israélites ont été délivrés de leur dure servitude en Égypte, Moïse leur a donné des règles alimentaires ! Ceux qui s'y sont strictement confirmés sont restés en bonne santé jusqu'à un âge avancé ; mais beaucoup regrettèrent bien vite leurs marmites de viande égyptiennes, et il en résulta qu'ils furent bientôt malades, affaiblis et accablés de peines, et que leur vie terrestre s'acheva dans toutes sortes de maladies.

8: À cet égard, ce que l'on voit chez les enfants est encore bien plus affligeant.

9: Tout d'abord, leurs parents ont déjà commis toutes sortes de péchés qui ont empli leurs corps d'un grand nombre de substances animiques nocives, et l'enfant a donc été conçu par un père pécheur dans le sein d'une mère plus pécheresse encore(*). Je le demande, comment un enfant sain pourrait-il naître d'un tel corps ?

10: Ensuite, pendant sa grossesse, la mère a surtout envie de toutes sortes de friandises, et ses proches ne savent souvent pas lui rendre de meilleur service que d'accéder autant qu'ils le peuvent à ce désir de la femme enceinte.

11: C'est ainsi que l'enfant reçoit le second coup porté à sa santé. Comme s'il ne suffisait pas qu'il arrive déjà malade dans le sein maternel, il faut ensuite qu'il soit nourrit d'un lait maternel encore plus mauvais. C'est là le deuxième coup, encore plus violent, porté aux fondements de la santé d'un enfant.

12: Même si, dans le meilleur des cas, l'enfant a la chance de se tirer à peu près sain et sauf de ces deux atteintes à sa santé, un troisième coup lui est ensuite porté. En grandissant, il devient naturellement plus espiègle, et ceux qui l'entourent le trouvent toujours plus aimable. On se met à le choyer au-delà de toute mesure et à le combler de douceurs, car ces sortes de parents stupides ne savent rien refuser à leur petit favori. Qu'en résulte-t-il ? Dès son plus jeune âge, l'enfant corrompt et affaiblit de telle sorte son estomac et les organes nécessaires à la digestion qu'il est bientôt assailli par toutes sortes de maladies dont il peut fort bien mourir.

13: Bien des enfants meurent dès le sein maternel, plus encore dans les deux à trois années qui suivent leur naissance, mais la plupart entre la quatrième et la douzième année. Quant à ceux qui parviennent à un âge plus mûr, il faut d'abord qu'ils aient des parents modestes et raisonnables, qu'ils mènent une vie vertueuse et simple et ne soient pas coléreux. Ainsi, ils peuvent encore garder une santé très supportable et vivre jusqu'à soixante, soixante-dix, voire quatre-vingts ans et plus ; mais alors, l'âge même est pour eux comme une maladie qui a touj ours son origine dans le sein maternel, mais aussi très souvent dans les péchés de jeunesse.

14: Cette brève explication te montre que ce n'est pas Moi qui suis à l'origine des

(*)

Sic.(N.d.T.)

maladies du corps humain, mais bien les hommes eux-mêmes, depuis qu'ils ont imprudemment commencé à négliger délibérément les commandements et les règles que Je leur avais touj ours donnés pour suivre leur propre entendement et leur volonté, où les mauvais esprits qui séjournent dans l'air, la terre et les eaux dès lors ont mis touj ours plus d'obscurité et de confusion.

15: Les anciens savaient fort bien que passer la nuit dehors n'est pas bon pour les hommes ; pourtant, c'est la nuit qu'ils menaient à bien leurs plus grosses spéculations. Et toute spéculation excessive est comme le vol et le meurtre, qui, comme tu le sais, se pratiquent surtout de nuit.

16: La Terre est assez grande pour nourrir encore mille fois plus d'hommes qu'elle n'en porte à présent. Mais les terres ont été délimitées par la cupidité, l'avarice et le désir de spéculation ; les plus riches, les plus avares et les plus puissants se sont souvent approprié les terres les meilleures et les plus vastes et ont persécuté tous ceux qui voulaient leur résister. C'est ainsi que maint homme possède cent mille fois plus d’excellentes terres qu'il n'en a besoin pour faire vivre sa famille et lui-même.

17: À l'opposé, des centaines de milliers d'hommes doivent aller vivre sur les côtes afin de chercher dans la mer une nourriture pauvre et malsaine. C'est ainsi que l'on a inventé la navigation, et que les hommes ont parcouru les rivages de la mer pour chasser hardiment les trésors que recelaient ses eaux ; ainsi, de grands peuples vivent aujourd'hui de la mer et sur les côtes, ce qui n'était pas le cas chez les premiers hommes de cette terre.

18: S'il en est ainsi - comme l'enseigne l'expérience -, comment un homme doué d'un peu de raison et d'intelligence pourrait-il encore penser que des peuples qui se sont aussi considérablement éloignés de l'ancienne ordonnance devraient être restés aussi sains que ces premiers hommes qui, dès le sein maternel, ne l'avaient jamais quittée ?

19: La maladie qui, aujourd'hui, précède la mort du corps, n'est donc rien d'autre que la conséquence de l'abandon presque complet de l'ancienne ordonnance, mais elle est aussi, chez bien des hommes, le gardien d'une âme demeurée saine, afin que celle-ci, se retirant peu à peu de sa chair mauvaise, échappe aux mauvaises substances animiques qui enchaînent son corps, et, lorsque celles-ci commencent à lui faire trop de mal, qu'elle puisse, avec l'aide de son esprit du bien issu de l'au-delà, quitter ce corps pour toujours alors qu'il en est encore temps et n'avoir plus jamais le moindre désir de retourner dans un corps - à moins qu'elle ne quitte son corps en étant déjà devenue tout à fait mauvaise et qu'elle ne cherche alors à entrer dans la chair d'un homme encore en vie sur cette terre, afin de pouvoir se venger sur cette chair en la tourmentant de la manière la plus cruelle et la plus impitoyable, ce que vous avez souvent vu arriver à des hommes possédés par de mauvais esprits.

20: Avec cela, Mon ami, J'ai à coup sûr répondu plus que clairement à ta question d'hier. À présent, nous allons donc parler un peu de cette chasse à la gazelle et d'autres phénomènes semblables. »


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