GARÇON - JEUNE HOMME - HOMME ET VIEIL HOMME

Publié le par estaran



Les Mystères de la Vie

 

 

Inspiré par la voix intérieure spirituelle à Gottfried Mayerhofer

 


6. GARÇON - JEUNE HOMME - HOMME ET VIEIL HOMME

 
28 juillet 1870

Ici vous avez quatre mots de la vie humaine mais ils pourraient aussi bien se rapporter à la vie de la terre ou à celle de la création. Ils divisent la vie en phases. Dans leur première acception ils divisent la vie de l'homme en quatre phases ou plus exactement en périodes de sa vie par rapport à son développement physique et spirituel.

Ce qui sera dit ici de l'homme, quant à la façon dont il construit sa propre voie, est aussi valable pour les nations quant à leur éducation spirituelle; elles doivent passer par ces quatre périodes, de la même façon que l'humanité dans son ensemble doit aussi traverser quatre grandes époques quant à son éducation.

Nous commencerons méthodiquement par ces diverses significations et explications, nous en finirons rationnellement avec l'une avant de passer à l'autre, de l'expliquer et montrer son rapport spirituel avec la précédente, puis nous passerons en temps utile à la troisième. Alors, si vous acceptez Ma façon de faire, vous en arriverez finalement à découvrir, à partir de ces quatre grands mots - spirituellement parlant - une signification plus haute afin que vous puissiez voir le tout dans un résumé harmonieux. Nous diviserons ce grand développement que Je vous donne en plusieurs sections, nous commencerons par l'explication naturelle des quatre premiers mots. Ainsi donc, Mes chers enfants, recherchez les choses profondes que le Père va développer de nouveau pour vous!

Là vous ne voyez devant vous que les étapes du développement d'un être humain vers le haut et vers le bas, pendant sa vie sur cette terre. Dans un sens physique, ce processus comprend une montée puis une descente ; mais dans un sens spirituel cela doit seulement être un mouvement ascendant.

La vie de l'enfant ou du garçon à peine né, commence dans son âme comme dans un rêve, il ne reconnaît rien, il doit tout apprendre, et même comment habiller ses pensées, qui deviendront plus nombreuses et plus claires au fur et à mesure de la croissance de sa personnalité pour devenir un langage, qui de faible au début deviendra de plus en plus clair et expressif avec sa croissance corporelle.

L'esprit, en tant qu’étincelle divine issue de Moi, repose sereinement, enfermé au plus profond du cœur ; il active seulement de temps à autre l'âme pour le développement et à la croissance du corps physique, en accord avec certaines lois, afin qu'il devienne un instrument parfait à son service, à partir duquel se développera le corps spirituel de l'âme pour une autre vie dans l'au-delà lorsque le corps physique sera usé et inutilisable et que l'âme aura besoin d'un autre corps pour continuer son épanouissement.

Dans l'enfant garçon, toutes les passions dorment encore ; le plus souvent ce sont la colère et l'opiniâtreté qui se manifestent en premier, tout comme au printemps les premières plantes parasites enroulent leurs vrilles le long d’un jeune arbre vivant et s’accrochent à lui. Si une aide rapide ne lui est pas donnée à temps, il sera privé de la sève nourricière et sa vigueur sera changée en ces deux mauvaises herbes, de même l’homme qui grandit avec ces défauts sera complétement corrompu. Car l’homme, devenu esclave de ses passions, annihile tout progrès spirituel et se prépare de nombreux désagréments, non seulement à lui-même, mais également à tous ceux qui sont en relation avec lui.

L'opiniâtreté et la colère sont les défauts les plus abominables de la nature satanique; car avec le premier défaut, Satan barre le chemin qui conduit à Moi, et avec le

C'est ainsi que l'enfant grandi dans l'indifférence des parents sots et aveugles spirituellement, qui au lieu de combattre ces deux qualités sataniques les renforcent encore davantage en accordant à leur enfant soit ce qu'il désire sous prétexte de ne pas nuire à sa santé, soit, au moindre refus ou subterfuge de l'enfant, disent : « Il ne comprend pas maintenant, mais quand il sera plus grand, ce sera tout à fait différent »!

Oui ce sera différent, pauvres parents sots et stupides, car ce que l'enfant exigeait avec des larmes et des trépignements de pieds, il vous l’extorquera avec des gros mots et des menaces, d'autant plus qu'avec l’âge il deviendra plus fort et vous deviendrez plus faible, ce qui ne sera que justice, car vous récolterez ce que vous avez semé.

L'enfant, tout comme une plante, se développe lentement et progressivement, et depuis le sein maternel essaie de plus en plus d’étendre ses bras vers le monde lointain, en vue d’atteindre ce qui est justement le plus éloigné de lui, c'est ainsi que l'enfant grandi en faisant de plus en plus de découvertes, et avec les découvertes croissent les passions, et avec les passions les désirs de les assouvir.

C'est ainsi que l'enfant parvient à un certain age, où le courant de l'esprit, de l'âme et du corps sont mélangés entre eux et doivent s'affiner, vient ensuite le besoin d'apprendre, d'aller à l'école pour avoir des notions de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas, de ce qu'est la vertu et de ce qu'est le péché.

A ce stade il doit apprendre à contrôler ses souhaits et ses désirs, c’est alors que les parents et les enseignants doivent tout mettre en œuvre pour les canaliser et mettre des limites à ne pas dépasser.

Ici l'âme commence à apprendre la première parole sérieuse de l'homme spirituel; c'est-à-dire de maîtriser ses passions et sa force, et donner un but bien déterminé à ses idées et à ses souhaits par un franc oui ou non.

D'abord guidé par l'école et par l'exemple des parents, le petit navire de la vie du garçon, en pénétrant dans une sphère plus large, glisse, entre le jeu et l'étude, l'instruction et la punition, jusqu'à l'âge de jeune homme, déjà plus alerte dans son esprit et son âme. En entrant en contact avec ses pairs, aussi bien qu'avec ceux qui sont au-dessus de lui ou avec des personnes plus vieilles, la jeune âme ressent une forte envie quant aux choses matérielles qui, suivant comme l'enfant est, ont été acceptés involontairement, sans qu'elles aient été extraites de ses propres convictions pour la spiritualisation de son propre Moi.

Avec l'entrée une sphère de vie plus haute qui, sans aucun doute, est aussi pleine d'idées fausses, les questions commencent : "mais pourquoi ceci, pourquoi cela ?"

D'après les explications données, l'homme spirituel commence à se former de l'intérieur ; avec la jeunesse s'éveillent aussi les organes génitaux, ce qui fait qu'il se sent attiré par le genre féminin, alors que pendant les années scolaires il était complètement indifférent, voire même souvent méprisant.

Cette poussée instinctive, si dangereuse pour la nature déchaînée, est pourtant une des plus salutaire, car elle jugule souvent les passions les plus violentes d'un enfant pervers, et ce qui est souvent impossible à des parents ou à des enseignants, est possible grâce au regard d'une jeune fille rayonnante d'amour, qui par son regard magnétique accompli ce qui ne sera compréhensible et complètement expliqué qu’uniquement au ciel, et qui ne laissera malheureusement sur cette terre, qu'un très faible échos à peine perceptible.

Avec l'apparition de ce tournant dans la vie du jeune homme le premier pas est fait vers la virilité; l'amour tresse au jeune homme une couronne de roses, en ouvrant pour lui un ciel qu'il ne peut pas encore comprendre ni atteindre. Cet amour, au départ est tourné seulement vers l'objet de son affection, mais ensuite, il guide l'homme dans la prise de conscience de ses devoirs plus sérieux.

Alors le jeune homme impétueux opère une transition vers une virilité plus prudente où la vie devient plus sérieuse et l'homme ne vit plus seul, mais cherche la compagne d'une vie, passant ainsi du célibat à la vie de famille. Là, il doit refréner plus ses passions et porter un regard plus sérieux à sa propre vie en essayant de se soutenir lui-même ainsi que ceux qu'il aime, ce qui lui impose des devoirs dont le jeune garçon n'avait aucun soupçon, de même que le jeune homme, et dont la pleine signification ne pourra être saisie qu’une fois seulement qu’il sera devenu un homme.

Comme un torrent de montagne joyeux et frais le garçon prend brusquement conscience de la colline et en bas de la vallée. Arrivé dans la plaine, alors qu’il conserve toujours une partie de la vitesse qu'il avait au bas des montagnes, il bondit joyeusement entre des banques couvertes de fleurs, perdant cependant de plus en plus de sa vitesse et en se répandant de plus en plus dans la plaine, il fait ainsi la transition avec la virilité.

L'homme a de nouvelles exigences de vie, de nouveaux problèmes et de nouvelles obligations envers sa famille, il entre déjà dans une phase où, l'homme intello-spirituel en lui, de plus en plus formé selon une certaine loi, a ou bien pris la direction vers ce qui est bon, à savoir, la route vers Moi, ou la route opposée, loin de Moi.

Ainsi le flot de sa vie coule en cherchant, en doutant, en construisant son propre Moi avec ce qu'il a trouvé, en se calmant peut-être de plus en plus, en surmontant glorieusement tous les conflits et les doutes et finalement, comme une rivière calme, en coulant doucement vers la vieillesse. Là le mouvement cesse presque totalement et il faut vraiment, comme un hamster, vivre sur le capital accumulé pendant toute la vie. Malheureusement rien ne peut y être ajouté et le cours entier de vie humaine a été dépensé avec ses tromperies, ses joies et à la fin seulement la moisson des actes accomplis doit être récoltée.

Ainsi le vieil homme se retrouve à la fin de sa vie physique visible, laissant derrière lui un passé qui ne revient jamais, et devant lui un avenir obscur, entre deux mondes, un visible et un invisible, attendant à tout instant l'arrêt de l'horloge de sa vie et du pendule affairé de son corps, autrement dit que son cœur s'arrête.

Heureux sera le vieil homme qui, finalement, après de grands conflits et des perturbations variées, aura au moins garanti pour lui que le vêtement de son âme s'est approché de l'archétype de Mon image, bien qu’incomplètement. Heureux est-il s'il a, bien que tardivement, correctement reconnu sa mission sur cette terre, son Dieu et Seigneur et l'autre monde. Il attendra calmement le moment de son départ ainsi que la dépose de son vêtement actuel; il laissera le monde sans crainte et sans regret, puisque bien que tard, il a trouvé son Créateur et Père, qui, conformément à son cœur toujours jeune le couvrira sûrement à son arrivée d'un nouveau vêtement. Alors, devenant constamment plus beau et plus spiritualisé, il pourra en se perfectionnant toujours, continuer à se rapprocher de Moi pour devenir tout à fait digne du nom : "d’Enfant de Dieu ".

Ici vous avez de décrit devant vous en peu de mots la route suivie par l'enfant, le jeune homme, l'homme et le vieil homme.

Maintenant nous allons étudier l'analogie des phases de cette vie avec les saisons de votre terre et comment l'hiver, le printemps, l'été et l'automne expriment spirituellement d'une façon semblable la même chose, et dans le chapitre suivant vous l'apprendrez dans un sens toujours plus haut.

second défaut, il ne laisse pénétrer dans le cœur pas le moindre amour qui aurait pu l’adoucir et le rendre plus humain.

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