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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:56



GEJ10 C162

Le Seigneur bénit la contrée déserte des bergers voleurs


1. L'aubergiste Me demanda si Je ne voulais pas demeurer encore quelques jours chez lui.

2. Je lui répondis : « Si tu crois en Moi, continues de M'aimer et vis selon Ma doctrine, Je resterai toujours près de toi en esprit, mais Je ne demeurerai plus longtemps incarné sur cette terre ; car Mon temps touche à sa fin, et J'ai encore beaucoup à faire dans d'autres villes et localités, aussi vais-Je sans plus tarder reprendre Mon voyage vers le sud avec Mes disciples qui sont ici. »

3. Alors, l'aubergiste apporta encore du vin frais et du pain, et, en ayant bu et mangé un peu, nous nous levâmes et nous préparâmes à partir.

4. Quand J'eus béni l'aubergiste et toute sa maisonnée, ils Me rendirent grâce, et l'aubergiste lui-même fit encore deux lieues en notre compagnie ; en cette occasion, Je lui dévoilai bien d'autres mystères de la vie, ce qui le consola grandement.

5. Puis il rentra chez lui, et nous marchâmes encore une bonne demi-journée vers le sud, traversant un territoire fort nu et désolé où nous ne rencontrâmes que quelques bergers avec leurs maigres troupeaux ; ces bergers coururent vers nous afin de nous demander une aumône, voire, au pire, de nous l'extorquer.

6. Mes disciples, qui, ensemble, formaient une troupe assez imposante, les menacèrent et leur ordonnèrent de reculer, sans quoi il pourrait leur arriver malheur. Mais les bergers, qui étaient eux-mêmes près de trente, n'étaient guère contents de cette menace, et ils se mirent à lancer aux disciples des insultes que certains comprirent, connaissant un peu la langue arabe. Ces disciples, parmi lesquels il y avait Mon Jean et l'apôtre Pierre, Me dirent : « Seigneur, n'as-Tu plus ni foudre ni feu pour cette misérable canaille ? Fais-les donc pleuvoir sur ces méchants voleurs comme sur les habitants de Sodome ! »

7. Je répondis aux disciples « Altoran - ce qui veut dire : ô enfants du tonnerre et de la colère -, devrais-Je donc punir ces pauvres gens davantage qu'ils ne le sont déjà ? Soyez charitables envers eux au lieu de les menacer du pire, et vous recevrez bien vite d'eux un autre témoignage et de meilleures paroles. »

8. Alors, faisant venir à Moi les bergers, Je leur dis : « Ecoutez-Moi, pauvres habitants de cette contrée déserte : nous n'avons avec nous ni or ni argent, Moi, le Seigneur, moins que quiconque , et, si nous vous donnions de l'or et de l'argent, ils ne vous serviraient pas à grand-chose dans ce grand désert ! Mais Je peux faire pour vous autre chose qui vous sera utile : vous et vos troupeaux, vous n'avez guère de quoi vous nourrir, et presque pas d'eau. Or, J'ai le pouvoir de bénir cette contrée de telle sorte que vous ne manquiez plus de rien, vous et vos troupeaux. Si cela vous convient, Je le ferai. »

9. Les bergers dirent tous : « Seigneur et Maître, si Tu peux faire cela, ce dont nous ne doutons pas, puisque Tu le dis, cela nous plairait infiniment mieux que si Tu changeais tous ces cailloux en or et en argent, et que nous soyons condamnés à mourir de faim avec nos troupeaux au milieu de tous ces trésors. »

10. A ces paroles des bergers, Je levai les mains, rendis grâce et bénis la contrée, et aussitôt, elle se couvrit d'herbe très loin à la ronde ; et il y eut aussi des sources en nombre suffisant, et du pain et du sel dans les tentes des bergers.

11. Voyant cela, les bergers tombèrent à genoux devant Moi et chantèrent très haut Mes louanges, disant que Je n'étais pas homme, mais Dieu, car ni Moïse, dont ils connaissaient le nom, ni ses successeurs n'auraient pu accomplir pareille chose.

12. Puis ils nous apportèrent du lait et du pain, et nous en prîmes tous un peu, puis nous nous remîmes en route au milieu des chants de louange de ces bergers ; et, de loin, nous entendions encore les cris de joie de ces heureux bergers.

13. En chemin, Je dis à Mes disciples « Jugez vous-mêmes de ce qui vaut mieux : faire le bien à ceux qui vous veulent du mal, ou rendre le mal pour le mal ? Aussi, à l'avenir, aimez et bénissez vos ennemis et faites le bien à ceux qui vous veulent du mal, et vous amasserez des charbons ardents sur leurs têtes et vous ferez beaucoup d'amis !

14. Faites comme Moi en toute chose, et peu de pierres vous feront trébucher sur le chemin que vous suivrez en Mon nom. Mais malheur à vous si vous menacez ceux qui vous menaceront et voulez les punir sur-le-champ, car vous devrez subir bien des revers sur cette terre ! L'amour suscite toujours l'amour en retour, mais la colère et les châtiments n'appellent que la colère et la vengeance ! »

15. Les disciples gravèrent cela dans leurs cœurs et Me promirent de l'observer leur vie durant.

16. Et Je leur dis : « La plupart d'entre vous le feront assurément, mais J'en vois aussi parmi vous quelques-uns qui, malgré ce conseil, useront de la menace et de la punition dans les circonstances adverses ; mais ils ne recueilleront jamais ainsi de bons fruits tout à fait mûrs. »

Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:52



Le Seigneur à Nébo

 


GEJ10 C163

Le Seigneur et les Pharisiens devant les portes de la ville


1. Pendant que J'enseignais ainsi, nous approchions d'une autre vieille cité, peuplée surtout de Romains, mais aussi de Grecs et de Juifs. Devant cette ville, la chance ou la malchance, c'est selon, voulut - comme on dit - que les premiers à venir à notre rencontre fussent des Juifs, parmi lesquels il y avait plusieurs Pharisiens.

2. Les Pharisiens Me reconnurent et dirent aux Juifs : « Voici qu'arrive, sans doute avec ses disciples, ce Nazaréen qui, lors de la dernière fête, a accompli plusieurs prétendus miracles, probablement appris à l'école des Esséniens. Après cela, il est allé au Temple enseigner au peuple, et il s'est prétendu plus vieux qu'Abraham, et bien d'autres choses encore !

3. Ce jour-là, il a échappé de peu à la lapidation, car nous étions fort en colère de voir qu'il avait entrepris de nous faire passer pour des idiots devant le peuple.

4. De plus, il affirmait partout qu'il était fils de Dieu, et ses disciples, mais aussi beaucoup de gens le croyaient. Pourtant, il ne fait aucun cas du sabbat, c'est un glouton et un ivrogne qui fréquente des publicains et des pécheurs, il nous calomnie partout et nous promet en toute occasion la damnation éternelle.

5. On conçoit que nous ne puissions guère être les amis d'un tel homme, d'autant que nous savons fort bien d'où il vient et qui sont ses parents, ses frères et ses sœurs.

6. Pourtant, il n'est pas sot du tout, car il s'y entend fort bien, par ses paroles et ses miracles, à gagner à sa cause les païens - c'est-à-dire les Romains et les Grecs - pour pouvoir ensuite nous renverser avec leur aide. Mais il n'y parviendra pas ! Il ferait mieux de ne pas venir trop souvent à Jérusalem, car sans cela, nous lui ferons rendre sa filiation divine d'une façon qui ne devrait pas lui plaire !

7. Il vient maintenant faire des siennes dans cette ville de païens, sans doute dans la seule intention de monter ses habitants contre nous autant que possible. Mais cela ne lui profitera guère, car Jérusalem sera toujours Jérusalem, quand bien même mille fils de Dieu comme celui-là y trouveraient à redire ! »

8. Entre-temps, nous étions arrivés fort près de ces gens, et même Mes disciples entendirent parfaitement leurs dernières paroles. Ils Me demandèrent comment Je pouvais tolérer cela.

9. Et Je leur dis : « Si cela vous fâche tant que ces gens donnent de Moi un si méchant témoignage, allez leur mettre à tous un bâillon afin qu'ils ne puissent plus parler. Je crois que vous trouveriez la tâche singulièrement difficile, et il est plus facile pour nous de passer devant eux sans rien dire.

10. Laissons les chiens aboyer, car, tant qu'ils aboient, ils ne mordent pas ! Mais s'ils veulent nous attaquer et nous mordre au passage, alors, nous saurons bien leur montrer que nous avons nous aussi des crocs et des griffes ! »

11. Ces paroles apaisèrent en grande partie Mes disciples, mais ils bouillaient encore intérieurement, et quelques-uns faillirent dire à ces Juifs et à ces Pharisiens des choses qui ne leur eussent guère plu ; mais ils se maîtrisèrent et suivirent Mon exemple.

12. Nous fûmes bientôt tout à côté de ces gens, et, sans regarder vers l'endroit où ils se tenaient, nous passâmes devant eux en silence.

13. Mais ces Juifs et ces Pharisiens étaient fort curieux de savoir ce que nous avions l'intention de faire dans la ville, et, avant même que nous eussions atteint la porte de la ville, deux Pharisiens coururent après nous et se mirent devant la porte pour nous barrer le chemin.

14. L'un d'eux, qui s'appelait Dismas, Me demanda avec rudesse ce que J'avais à faire dans cette ville, et si Je pensais y rester ou seulement la traverser.

15. Je lui répondis : « Es-tu donc un juge de cette ville ? Eux seuls ont le droit de questionner les voyageurs sur ce qui les amène dans la ville et de demander à voir leur sauf-conduit ! »

16. Le Pharisien Me répondit : « Je ne suis pas un juge, mais un notable de la communauté juive de cette ville, et, en tant que tel, j'ai le droit de demander aux voyageurs dans quel but ils sont venus - et surtout à toi et à ta compagnie, parce que j'ai fait ta connaissance à Jérusalem ; je sais donc fort bien que tu n'es pas notre ami et que tu n'observes pas nos préceptes, parce que nous ne pouvons et ne voulons pas croire ce que tu as si souvent prétendu être, devant nous et devant le peuple.

17. Nous savons bien que tu connais beaucoup de choses, que tu peux parler sagement et accomplir des signes qui plongent tous les hommes dans la stupéfaction ; tu n'en es pas moins notre ennemi et tu cherches à nous perdre, nous qui tenons aux anciennes lois. Mais prends garde que tes desseins n'échouent, car nous saurons bientôt comment tu accomplis tes signes miraculeux appris des Esséniens, et nous verrons alors si tu sais faire autre chose !

18. Tu peux sans doute abuser les païens avec cela, mais pas nous, descendants d'Abraham. Mais si tu es vraiment capable de choses divines, accomplis maintenant un signe devant nous, et nous voudrons bien croire que tu es plus puissant que tous les Esséniens et autres magiciens de cette terre, et que tu es véritablement empli de l'esprit de Dieu ! »

19. Je dis : « J'ai déjà accompli devant vous une quantité de signes tout à fait grandioses, comme jamais aucun homme sur cette terre, et vous avez dit que J'avais reçu l'aide de Belzébuth, le premier des diables. Si c'est là ce que vous croyez, et si vos prédécesseurs ont lapidé et mis à mort presque tous les anciens prophètes, en prétendant eux aussi que ces prophètes étaient habités par des diables qui les aidaient à prophétiser et à faire des signes, comment y verriez-vous plus clair à présent pour reconnaître l'authenticité de Ma doctrine et de Mes actes ?

20. Je ne le sais que trop, vous êtes fils de Belzébuth et enseignez et œuvrez sous son inspiration. C'est pourquoi Je suis souvent venu à vous afin de vous délivrer de ses chaînes ; mais vous aimez mieux rester les serviteurs du diable que de devenir ceux de l'unique vrai Dieu, que vous ne connaissez pas et n'avez jamais reconnu. Restez donc dans votre service, Je resterai dans le Mien et révélerai bientôt au monde entier qui vous êtes et qui Je suis. A présent, laissez-nous passer, et portez-vous bien au nom de celui que vous servez ! »

21. Les Pharisiens furent si extraordinairement offensés par ces paroles qu'ils voulurent aussitôt nous conduire devant le tribunal de la ville, Mes disciples et Moi.

22. Mais Je leur dis : « Je suis le Seigneur et ferai ce que je veux ; mais prenez garde à ne pas avoir affaire vous-mêmes, plutôt que Moi, au tribunal de cette ville !

23. Je suis venu à vous en silence avec Mes disciples, sans aucune intention de vous importuner ne fût-ce que d'une parole ou d'un geste, bien que J'eusse entendu d'assez loin les propos malicieux que vous teniez sur Moi, et que je fusse donc en droit de vous demander de quel droit vous faisiez ici, en terre étrangère, des remarques sur Moi qui ne pouvaient plaire ni à Moi-même, ni à aucun de Mes disciples. Aussi, Je vous dis encore une fois que Je suis le Seigneur et que J'ai autorité pour entrer dans cette ville sans que vous puissiez M'en empêcher ; si cela ne vous suffit pas et que vous persistiez dans vos desseins, Je saurai fort bien M'y opposer ! »

24. Quand J'eus ainsi parlé, Dismas, qui prenait tout de même la chose un peu plus à cœur que son compagnon, qui était fort entêté, dit à ce dernier « Laissons-les passer, au nom de Dieu, et contentons-nous de rejoindre les nôtres ; car je ne veux pas avoir affaire davantage à des gens en possession de pouvoirs cachés. S'ils agissent contre la volonté de Dieu, Dieu saura bien, le moment venu, les châtier en les détruisant ; mais, si jamais ils n'agissent pas contre la volonté du Tout-Puissant, nous ne pourrons rien contre eux. »

25. Mais, ne voulant rien entendre, le compagnon de Dismas appela les autres, qui les avaient suivis plus lentement, afin qu'ils l'aident à M'emmener chez le juge avec Mes disciples.

26. Alors, Je dis : « Jusqu'ici et pas au-delà, avec votre colère diabolique contre Moi et contre Mes disciples ! Je vais vous laisser jusqu'à demain sous une garde qui ne vous permettra d'entrer par aucune porte de cette ville ; ces gardes seront aussi le signe que vous attendiez de Moi, et J'espère que vous reconnaîtrez par là que Je suis en toute vérité le Maître de toutes les créatures de cette terre, et d'infiniment plus de choses que vous ne sauriez imaginer. Je le veux, ainsi soit-il ! »

27. Au même instant, quatorze grands lions furieux se dressèrent devant les Juifs qui nous suivaient, et l'un d'eux, saisissant l'obstiné compagnon de Dismas, le porta jusqu'à ses compagnons.

28. Quant à Dismas, il tomba à genoux devant Moi et Me supplia de l'épargner, parce qu'il avait une tout autre opinion de Moi et qu'il avait souvent parlé en Ma faveur au grand conseil, du moins autant qu'il l'avait pu ; car c'était jeter de l'huile sur le feu, et l'on était bien forcé finalement d'aboyer avec les chiens. A présent, ses compagnons obstinés auraient beau faire d'aboyer devant les lions, car ceux-ci ne risquaient guère de s'en effrayer.

29. Je lui dis : « Passe devant nous et conduis-nous dans une bonne auberge de la ville ; ensuite, tu pourras aller chez le juge Titus et lui dire que Je l'attends dans cette auberge. »

30. Me rendant grâce, Dismas se releva et nous conduisit aussitôt à une auberge proche dans cette ville.

Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS - Communauté : Philosophie de la non-violence
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:50

 



GEJ10 C164

Miracle du vin à l'auberge romaine


1. Dès notre entrée, le propriétaire de l'auberge, un Romain selon toute apparence, vint à notre rencontre fort poliment, nous fit asseoir et nous demanda ce que nous désirions.

2. Je lui dis : « Il est vrai que la journée est déjà bien avancée et que le soleil est près de se coucher, et nous n’avons rien mangé depuis ce matin, si ce n'est un peu de pain ; mais il est encore un peu tôt pour le repas du soir, aussi, en attendant, sers-nous un peu de pain et de vin. »

3. L'aubergiste : « Mes chers amis, j'ai certes du pain, ainsi que de la viande fumée de porc et de mouton, et j'ai encore du lait en réserve, mais on ne trouve que très rarement dans cette ville de la volaille, du poisson et du vin, et ce sont des mets fort coûteux à la table des voyageurs ; car, d'abord, il y a fort loin d'ici à la vallée du Jourdain, et les quelques sentiers qui y descendent sont particulièrement malaisés, aussi ne sommes-nous pas en mesure de nous procurer à bon marché les denrées de ces heureuses contrées de l'ouest. Quant à notre sol, vous avez dû remarquer vous-mêmes en chemin qu'il est bien peu fertile, faute de terre et d'eau. Les fontaines de notre ville qui ont encore de l'eau sont des citernes, et l'eau de source est loin d'ici. Il n'est guère possible d'en trouver avant d'arriver dans la région des sources d'Amon, qui sont fort éloignées. Je vais donc vous servir du pain et du lait. »

4. Je dis à l'aubergiste : « Plutôt que du lait, donne-nous de l'eau de ta citerne ! »

5. L'aubergiste fit ce que J'avais demandé, apporta une grande cruche de pierre remplie d'eau fraîche de la citerne et posa devant nous sur la table deux miches de pain d'orge en disant: Cette sorte de céréale est la seule qui pousse encore assez abondamment ici, mais le froment réussit difficilement. On a beau le semer très tôt dans l'hiver, il se dessèche dès le printemps suivant, avant même d'être mûr. Pour notre usage particulier, nous devons donc le faire venir de Damas, ville fort éloignée d'ici, voire de Babylone, qui est encore plus loin que Damas. Mais nous avons suffisamment d'orge, aussi est-il notre principale nourriture avec le lait et la viande. Il vous faudra donc bien vous satisfaire de ce que je puis vous offrir ! »

6. Je dis : « Tout ce que Dieu bénit est bon ! »

7. L'aubergiste : « J'ai remarqué sur-le-champ que vous étiez des Juifs, parce que vous n'avez pas demandé de viande de porc, qui est fort bonne chez nous – mais je crois que, s’il y a un dieu juste, il a dû bénir aussi la viande du porc et pas seulement celle des poulets, des moutons, des chèvres et des veaux ! Quant à moi, je suis un honnête Romain et observe les lois de Rome, que je trouve fort bonnes, bien qu'elles n'aient été rédigées que par des hommes et non par des dieux.

8. D'ailleurs, à quoi servent à l'homme des lois divines toujours écrites dans un langage obscur et incompréhensible, et que les prêtres interprètent à leur avantage si cela leur plaît ? Les dieux peuvent bien dicter autant de lois qu'ils le veulent, nous, hommes que l'expérience a rendus avisés, nous nous sommes déjà donné des lois que nous comprenons et que nous pouvons suivre. Quant à nos dieux, ce sont surtout les bonnes années fertiles et les forces élémentaires qui les produisent ; à présent, je vous souhaite de trouver à votre goût notre pain et notre eau ! »

9. Je dis : « Cher aubergiste, donne-nous encore à chacun un gobelet pour boire, car tu ne dois pas en manquer. »

10. L'aubergiste nous mit alors sur la table autant de gobelets d'argile qu'il y avait de convives.

11. Et Je lui dis encore : « Prends-en un pour toi aussi, et bois avec nous. »

12. L'aubergiste le fit avec l'idée qu'il devait boire de son eau le premier, afin de nous encourager à faire de même. Aussi remplit-il son gobelet le premier, puis il se mit à boire ; mais, dès la première gorgée, il le reposa, tout joyeux, et s'écria avec étonnement : « Mais qu'est-ce donc, mes chers hôtes ? Je ne vous ai apporté que de l'eau, et à présent que je l'ai goûtée, c'est incontestablement un excellent vin comme je n'en ai bu de pareil qu'une fois, dans l'île de Chypre. »

13. Ayant Moi aussi rempli Mon gobelet, Je dis à l'aubergiste : « Bois donc, comme nous tous ; car, là où tu es allé chercher ce vin, tu dois sans doute en avoir encore en reserve ! »

14. L'aubergiste : « Ah, mes chers hôtes, ma citerne est encore plus qu'à moitié pleine d'eau, et, si elle ne contient plus que ce vin en place d'eau, nous en avons assez pour un an et plus ! Mais c'est un miracle, et maintenant, pour la première fois, je crois aux miracles, alors que, même enfant, je n'avais jamais cru à ces choses-là, bien que j'en eusse vu accomplir de toute sorte, dans mes jeunes années, par certains prêtres et magiciens ; car mon père, qui était lui même versé dans ces arts, m'a bien expliqué tout cela, et c'est ainsi qu'en Romain honnête et bien élevé, j'avais conçu une méfiance et une aversion justifiées envers tous les actes miraculeux et magiques. Mais c'est bien un miracle qui est arrivé à l'eau de ma citerne ! Comment et grâce à qui, je ne m'en soucie pas pour le moment : on finira bien par le savoir, car c'est là un bon miracle et non un mauvais ! »

Par estaran - Publié dans : MIRACLE - Communauté : La nature nous surprend
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:48



GEJ10 C165

Discussion sur le miracle du vin


1. Tandis que l'aubergiste faisait encore ces remarques d'une modestie toute romaine, notre Dismas arriva avec le premier magistrat de la ville qu'il conduisit jusqu'à Moi en disant : « Voici le seigneur qui souhaitait te voir et te parler. »

2. Alors, Je dis à l'aubergiste « Apporte encore deux sièges et deux gobelets ; car si Je suis venu dans cette ville, c'est avant tout afin de donner à ces deux-là une preuve pleinement valable de Ma gloire ! »

3. L'aubergiste fit cela sur-le-champ, et, ayant rempli les deux gobelets avec la cruche de pierre, Je fis boire les deux nouveaux venus.

4. Tous deux portèrent les gobelets à leurs lèvres et dirent : « Mais d'où vient ce vin, aubergiste ? C'est un événement tout à fait extraordinaire que d'avoir du vin chez toi, et avec cela, du meilleur vin impérial de l'île de Chypre ! Où l'as-tu donc trouvé, dis-le-nous ? »

5. L'aubergiste répondit avec quelque embarras : « Messeigneurs, croyez-le ou non, mais je vous dis la vérité : dans la citerne de ma maison ! Ces messieurs que vous voyez m'ont demandé de l'eau au lieu de lait, je suis allé en chercher dans ma citerne et l'ai posée sur la table de mes propres mains, sans que nul n'ait pu toucher la cruche jusqu'à ce que j'y remplisse mon propre gobelet ; et, quand j'ai porté ce gobelet à ma bouche, il ne contenait pas de l'eau, mais, comme vous l'avez vous-mêmes constaté, le meilleur et le plus précieux vin de Chypre. Je ne crois pas aux miracles, vous le savez - mais cela, je le tiens pour un pur miracle ! »

6. Le magistrat déclara:« Je vais aller avec toi à la citerne avec cette cruche et y goûter l'eau aussitôt tirée, et nous verrons bien si tu possèdes une citerne aussi merveilleuse ! »

7. Alors, prenant la cruche qui était déjà vide, l'aubergiste alla en hâte avec le juge jusqu'à la citerne, qui se trouvait dans la cour de l'auberge.

8. Le magistrat puisa l'eau dans la cruche de sa propre main, la goûta aussitôt et trouva que c'était bien le même vin.

9. Tout joyeux, il porta lui-même la cruche jusqu'à notre grande salle à manger, la posa sur la table et dit d'une voix forte : « En vérité, c'est un miracle comme les hommes de cette terre n'en avaient encore jamais connu ! Un Dieu doit pouvoir accomplir un tel miracle, mais un homme, jamais. »

10. Dismas, qui venait de vider un second gobelet de vin qui l'avait mis de fort bonne humeur, était du même avis que l'aubergiste et que le juge. Il dit « Ces fous obstinés du Temple sont bien avancés maintenant d'avoir traité avec cette grossièreté brutale et ignorante le vrai Seigneur de la gloire de Dieu ! Là-bas, devant les quatorze lions qui les surveillent à la porte de la ville, ils doivent commencer à suer le sang de la terreur, tandis que nous buvons gaiement le meilleur vin de Chypre des vignes de César. Une seule fois dans ma vie, j'en avais bu un peu, mais ici, je peux en boire des gobelets entiers !

11. C'est pourquoi je dis et confesse moi aussi que Celui qui, par la force de Sa volonté, a pu faire venir en un éclair quatorze lions aux portes de la ville, et à présent changer tout aussi soudainement l'eau d'une citerne en excellent vin impérial de Chypre, n'est pas un homme ordinaire, mais que c'est vraiment la plénitude de l'esprit de Dieu qui demeure en Lui ! Ce témoignage que je donne à présent me suivra dans la tombe ; et je comprends désormais, ô Seigneur, tous les autres miracles que Tu as accomplis à Jérusalem et en d'autres lieux !

12. Mais ceux qui sont là-bas devant la porte auront peine à le comprendre ; peut-être les quatorze lions chasseront-ils pendant la nuit les diables qui sont leurs maîtres, ce qui leur fera accepter plus facilement qu'aujourd'hui la vérité divine. Mais Tu es le Seigneur et feras ce que Tu voudras ! »

Par estaran - Publié dans : MIRACLE - Communauté : Communauté des gens heureux
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 15:08

 



GEJ10 C167

Prédiction du Seigneur à Barnabé


1. Après cet assez long discours d'excuse du Pharisien, qui avait nom Barnabé, Je dis : « J'accepte ton excuse et ta confession et te pardonne tous tes péchés ; et celui à qui Je pardonne ses péchés, ils lui sont remis au ciel comme sur la terre.

2. Une autre fois encore, tu seras un bon ouvrier de Ma vigne et devras en supporter beaucoup pour l'amour de Mon nom. Quand ce que Je viens de t'annoncer arrivera, tu te souviendras de cela ; mais sois sans crainte, car Je ne te laisserai pas seul !

3. En ces jours, le royaume des cieux subit une grande violence, et ceux qui ne l'arracheront pas avec violence ne le conquerront pas.

4. Il ne Me reste que peu de temps pour être parmi vous et pour œuvrer encore en ce monde comme à présent ; ensuite, Je serai transfiguré d'une manière bien fâcheuse et bien triste pour ce monde, et c'est alors seulement que Je fonderai pour tous ceux qui croient en Moi un royaume de vie éternel où Je demeurerai, et tous les Miens seront là où Je suis.

5. Crois-M'en, qui croit en Moi, se conforme à Ma doctrine, M'aime pardessus tout et son prochain comme lui-même recevra dès ce monde la vie éternelle et ne mourra plus jamais, quand bien même, si cela se pouvait, il mourrait cent fois selon son corps ; car, de même que Je continuerai à vivre de Ma propre autorité quand ce corps terrestre M'aura été ôté, son âme continuera de vivre avec Mon esprit qui est en elle, et elle sera bienheureuse et régnera avec Moi pour l'éternité ! »

6. Tous, ils furent contents de cette promesse et ils la crurent.

7. Comme le soi était venu, l'aubergiste Me demanda s'il n'était pas temps de préparer un vrai repas.

8. Je lui dis : « Le repas que Je préfère est d'avoir retrouvé tous ceux-ci, qui étaient de Ma famille et s'étaient égarés ; mais demande aux autres ce qu'ils veulent manger. »

9. Barnabé se leva et dit : « O Seigneur et Maître, pour nous aussi, le repas le meilleur est que Tu sois venu à nous et que nous T'ayons reconnu pour Celui que Tu es ! Au reste, nous avons assez de pain et de vin. Que nous faut-il de plus pour nourrir nos corps ? »

10. Pourtant, Je dis à l'aubergiste : « Va donc dans le cellier que tu as dehors, et vois ce que tu pourras y trouver de bon pour les Juifs que nous sommes. Fais-le bien préparer, puis mets-le sur la table. »

11. L'aubergiste sortit, et, sur une grande table qui servait à poser la nourriture, il trouva une bonne quantité de poissons déjà ouverts et bien nettoyés. Tout surpris, ils levèrent les bras au ciel, lui, sa femme et ses enfants.

12. Rempli de joie, l'aubergiste revint à nous et dit : « Mes chers hôtes, un troisième miracle ! Vous savez combien il est difficile de trouver des poissons dans notre contrée, et voici que la grande table où je prépare les mets dans mon cellier est si chargée d'excellents poissons tout frais, mais déjà nettoyés, que nous aurons en abondance pour plus de trois jours ! Il ne reste plus qu'à les préparer - ce que j'ai déjà ordonné ; et nous pourrons nous rassasier d'un mets des plus rares: »

13. Barnabé dit alors, et de même Dismas : « Toute chose est possible à Dieu, et cela ne nous étonne plus puisque nous avons parmi nous Celui à qui rien n'est impossible. Car Celui qui a pu peupler toutes les mers, les lacs et les fleuves de toutes sortes de poissons et d'autres bêtes peut bien aussi faire naître partout de Lui-même autant de poissons qu’Il le veut ; aussi nous confessons à présent qu'en cet homme, Jésus de Nazareth en Galilée, est incarnée la totalité de la divinité ! Et celui qui croira autre chose est bien loin de la vérité. »

14. Je dis : Demeurez dans cette foi et ne laissez personne troubler votre cœur ; car c'est par cette foi en Moi que vous serez justifiés devant Moi, et Je vous donnerai la vie éternelle et vous ressusciterai au Dernier Jour ! »

15. Et ils furent contents de ces paroles

Par estaran - Publié dans : BARNABE - Communauté : Communauté des gens heureux
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