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La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
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si elles ne sont pas données
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 13:00
Par estaran
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 11:05

 



GEJ10 C157

Le Seigneur donne des consignes à Jean et à Matthieu pour leurs notes


1. Mon Jean demanda alors : « Ne devrais-je pas consigner sur mes feuilles de parchemin quelques-unes des choses que Tu nous as fait la grâce de nous enseigner aujourd'hui ? Cela pourrait être de quelque utilité, au moins pour la postérité ! »

2. Je lui dis : « Laisse cela, car, si cela devient nécessaire, Je révélerai ces choses aux hommes de bonne volonté par la bouche de nouveaux serviteurs, voyants et prophètes que Je susciterai le moment venu ; mais ceux que J'ai éveillés en ce temps-ci et qui ont été régénérés par Mon esprit ont déjà toute la vérité et toute la sagesse dont ils ont besoin.

3. Cependant, à propos des enseignements et des actes extraordinaires, dans l'Evangile où tu as déjà consigné l'essentiel de Ma mission sur cette terre, et qui demeurera, tu dois ajouter que J'ai encore enseigné et accompli bien des choses qui ne sont pas dans ce livre, et que, si on les consignait dans des livres, le monde, c'est-à-dire les hommes, ne les contiendrait pas*( Jn 20,30 et 21,25. (N.d.E.A.). Ou : « ne les comprendrait pas » : en faisant ici allusion à la dernière phrase des Evangiles, Lorber joue sur le double sens du verbe fassen, analogue à celui du verbe « comprendre » en français - concevoir et contenir, le deuxième sens étant celui habituellement attribué à Jn, 21,25 : « Il y a encore bien d'autres choses qu'a faites Jésus. Si on les mettait par écrit une à une, je pense que le monde lui-même ne suffirait pas à contenir les livres qu'on en écrirait. » (N.d.T.)) Cela est assez.

4. Au reste, qu'il suffise à chaque homme qui sera baptisé en Mon nom et fortifié par Mon esprit venu des cieux de savoir - chose que tu as déjà consignée depuis longtemps - que Je Me révélerai en personne à ceux qui croiront en Moi, M'aimeront et observeront Mes commandements d'amour. »

5. Quand J'eus donné cet avis à Jean, il fut parfaitement satisfait ; mais l'évangéliste et scribe Matthieu, qui était là également, Me dit : « Seigneur, j'ai rassemblé moi aussi avec beaucoup de zèle quantité de notes sur Tes enseignements et Tes actes, et Tu ne dis pas que cela aussi demeurera ! »

6. Je lui dis : « Tes écrits aussi resteront ! Pourtant, le manuscrit consigné de ta propre main demeurera certes quelque part, mais, là où il sera, les hommes ne s'en serviront guère ; mais un autre qui écrira en ton nom te remplacera, et ses écrits resteront. Tu peux donc toi aussi être content et apaisé.

7. Mais il est tard à présent. Accordons-nous donc un peu de repos pour cette nuit, car demain est un autre jour ! »

8. Empli du plus profond respect, l'aubergiste se leva et voulut nous conduire à nos chambres.

9. Je lui dis : « Fais-le pour les deux voyageurs ; quant à nous, nous passerons la nuit comme nous sommes à cette table. »

10. L'aubergiste s'en contenta et conduisit à une chambre les deux étrangers, qui s'émerveillaient sans fin de Mes paroles, que pourtant ils ne comprenaient pas. Se réjouissant déjà à l'idée de faire mieux connaissance avec Moi et Mes compagnons le lendemain, ils remercièrent l'aubergiste de son hospitalité.

11. Ensuite, comme à l'ordinaire, nous dormîmes jusqu'à l'heure du lever du soleil, où nous nous levâmes tous ensemble pour sortir.

12. Or, il y avait à quelques centaines de pas des portes de la ville un monticule d une certaine hauteur, peut-être cent pieds au-dessus du niveau de ce plateau déjà élevé. De là, on avait une vue splendide et fort étendue sur les grandes plaines de l’Euphrate ; vers l'ouest, on voyait aussi une grande partie de la vallée du Jourdain jusqu'à la mer Morte, un morceau de Jérusalem, Bethléem, et une foule d'autres localités jusqu'au mont Liban

13. L'aubergiste ne se fit pas faute de nous accompagner sur cette hauteur, où il se mit à nous expliquer tout ce que l'on voyait du côté de l'est, du midi, de l'ouest et du nord ; car il connaissait fort bien tous ces lieux, et Mes disciples s'en entretinrent avec lui.

 



Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS - Communauté : connaissancedesoi
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 11:03



GEJ10 C159

De la nature du Soleil


1. L'aubergiste : « O Seigneur et Maître, je crois que même le plus sage des séraphins ne saurait atteindre dans toute l'éternité à une compréhension parfaite de Tes paroles ! Mais il faut pourtant que je Te pose une question, en ce jour où le lever du soleil est d'une splendeur et d'une limpidité que l'on a rarement vue à l'orient dans cette contrée, à cause des brumes qui se forment sans cesse sur cette immense plaine : en soi, le Soleil est-il un feu dont les flammes éclairent la Terre, cela si violemment qu'il serait tout à fait impossible de produire sur terre une lumière aussi brillante, ni de la regarder ?

2. L'extraordinaire chaleur qu'il nous envoie avec sa lumière nous fait supposer qu'il s'agit d'un feu d'une violence extrême ; mais il brille tout autant en hiver, où nous percevons beaucoup moins la chaleur de ce feu supposé, aussi certains pensent-ils que ce n'est pas véritablement un feu. Nous formons ici une communauté constituée surtout de Romains, de Juifs, de Grecs, d'Arabes et d'Egyptiens, et, bien qu'il y ait des avis divers sur cette question, nous n'en sommes pas plus avancés. »

3. Je dis : « Et vous ne pouvez guère l'être, entourés que vous êtes depuis les temps les plus anciens des épaisses ténèbres de la superstition ! Qui veut comprendre cela doit savoir que le lever et le coucher du soleil ne sont qu'apparents ; car le jour et la nuit que vous percevez proviennent de la rotation de la Terre, qui n'est pas le disque que vous croyez, mais une boule d'une taille fort respectable, et le jour et la nuit ne sont donc rien d'autre que l'effet de la rotation de ce globe terrestre, pour laquelle il faut environ vingt-quatre de vos heures.

4. Or, si la Terre n'est pas un disque, mais une boule, il en va de même du Soleil, mais en un million de fois plus grand. S'il vous apparaît si petit, c'est parce qu'il est extraordinairement éloigné de la Terre. Si Je te disais le nombre de lieues qui le sépare de cette terre, tu ne pourrais même pas t'en faire une idée, parce que tu n'es pas assez familier des anciens nombres arabes. Mais imagine une distance de près de quarante-quatre millions de lieues - les quelques Arabes qui vivent ici sauront bien te traduire cette grandeur*( Il importe de noter ici que, dans la traduction, nous employons parfois le mot « million » au lieu de « mille fois mille » surtout lorsqu'il s’agit d'éviter la répétition de l'expression « millier de milliers (de fois) beaucoup plus lourde que l'allemand. Lorber lui même emploie parfois aussi le mot Million indifférement. Ici, contrairement à d'autres passages où elle est plus ou moins sous-entendue, la différence entre les numérations arabe et romaine est explicitée. (N.d.T.)) -, et tu auras une petite idée de la distance entre la Terre et le Soleil, qui ne tourne pas autour de la Terre pour produire le jour et la nuit, pas plus qu'il ne s'enfonce chaque jour dans la mer, comme le croient les Romains et les Grecs, afin de s'y baigner et de s'y laver pour retrouver toute la puissance de sa lumière avant de revenir éclairer la Terre.

5. C'est bien la Terre qui tourne autour du Soleil en 365 jours environ, et ce second mouvement est à l'origine de votre année et de ses saisons, printemps, été, automne et hiver.

6. Quant au soleil lui-même, ce n'est pas un feu, et ce que vous percevez comme sa lumière est le rayonnement de son atmosphère superficielle. Celui-ci est produit par la rotation du Soleil autour de son axe, mais plus encore par son mouvement extraordinairement rapide autour d'un autre soleil intermédiaire encore bien plus éloigné. Ces mouvements du Soleil dans l'immensité de l'espace éthérique produisent dans l'atmosphère de sa surface un effet électrique considérable, et son éclat lumineux est donc, à un degré bien supérieur, le même que celui de la foudre que vous connaissez, à la seule différence que cette foudre se développe à la surface du Soleil d'une manière extraordinaire et ininterrompue, tandis que, sur cette terre, la foudre n'est produite qu'occasionnellement, et à un degré bien moindre, par le frottement accru des particules de l'air, raison pour laquelle son éclat ne dure qu'un montent très court.

7. Cependant, il existe sur cette terre des régions où, en certains points, la substance foudroyante est produite en bien plus grande quantité, et ces endroits peuvent ainsi s'illuminer des heures durant.

8. Si quelqu'un veut s'en convaincre, qu'il aille dans ces régions du centre de l'Afrique où se dressent de longues chaînes de très hautes montagnes, et il pourra y voir un grand nombre de ces phénomènes électriques. Mais observer ces phénomènes lui sera encore plus pénible qu'ici, lorsque surviennent de grosses tempêtes électriques et que, devant la violence et le fracas des éclairs, les gens préfèrent se réfugier dans l'obscurité des caves les plus profondes plutôt que d'admirer dehors le dangereux spectacle de ces éclairs innombrables.

9. Oui, ami, même les phénomènes naturels de cette petite terre ne sont pas tous propres à susciter en l'homme une confiance telle qu'il puisse les supporter sans trembler et les observer avec plaisir !

10. Mais, si les phénomènes naturels de cette petite terre vous semblent déjà parfois un peu trop excentriques, que ne seront-ils pas sur un corps céleste aussi grand que le Soleil !

11. Un jour, vous pourrez contempler tout cela en esprit avec la plus grande joie et le plus grand plaisir ; mais dans la chair, c'est impossible.

12. Je t'ai donc expliqué ce qu'il en était de la lumière du Soleil, et t'ai ainsi apporté une petite parcelle de lumière , mais ce que tu es encore loin de pouvoir comprendre entièrement, dans mille et quelques centaines d'années, Mes enfants d'Europe trouveront que cela va de soi, de même que bien d'autres choses, ce qui contribuera fort à réduire, et finalement à détruire tout à fait, la grossière superstition de l'ancien temps. Mais en attendant, il suffit que vous croyiez en Moi et viviez selon Ma doctrine ; le moment venu, tout le reste vous sera donné par surcroît. »

13. L'aubergiste Me remercia fort de cette explication pour lui extraordinairement surprenante, puis Me dit que cela s'accordait fort bien avec une vision de rêve qu'il avait reçue par l'esprit du prophète Elie, de la famille de qui il descendait lui aussi ; l'image qu'il avait vue dans ce rêve ressemblait fort à ce que Je venais de lui expliquer, Moi, le Seigneur.

14. « Dans ce rêve, poursuivit l'aubergiste, il me semblait que j'étais très haut au-dessus de la Terre, et que je la voyais sous mes pieds, non pas comme un disque, mais bien comme une boule. Alors, je demandai à l'esprit d'Elie ce que cela signifiait.

15. Il me répondit : "Tu l'apprendras de Celui qui était avant moi et qui sera à jamais !"

16. Alors, je m'éveillai et me retrouvai à Joppé, la ville où je suis né ; car il n'y a que vingt ans que je vis ici. »

17. L'aubergiste n'avait pas encore achevé son récit qu'un messager venait nous convier au repas du matin. Alors, descendant de notre colline, nous rentrâmes chez notre aimable aubergiste.

Par estaran - Publié dans : LA NATURE DU SOLEL - Communauté : La communauté de l'ombre
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 11:01

 

 



GEJ10 C160

Prédiction du Seigneur sur la manière dont les étrangers seraient reçus par leur roi


1. Quand nous fûmes à table, les deux étrangers parurent à leur tour et s'assirent timidement à leur petite table séparée. Mais Je les appelai, disant qu'ils pouvaient désormais s'asseoir à notre table et manger avec nous, ce qu'ils firent sur-le-champ, bien qu'avec cette timidité qu'ont malgré eux les pauvres.

2. Mais Je leur insufflai bientôt courage et réconfort, et, devenus plus confiants et plus bavards, ils nous parlèrent longuement de leur roi et de leurs prêtres.

3. Je leur dis : « Quant à vos prêtres, leur dernière heure viendra bientôt ; mais votre roi actuel pourra encore devenir pour vous un bon roi, lorsque, dans quelques années, il Me connaîtra. Quand vous partirez d'ici pour rentrer dans votre pays et payer à votre roi non pas une fois, mais dix fois le tribut s'il le veut, il deviendra aimable et vous demandera comment vous avez trouvé tout cet or et cet argent. Alors, racontez-lui en toute simplicité où vous êtes parvenus au-delà de l'Euphrate, ce que vous avez vu et entendu et comment vous avez reçu cet argent.

4. Il vous prendra chez lui et aimera s'entretenir avec vous d'Abraham, de Moïse et des autres prophètes, mais surtout de moi, puisque Je suis - bien que dans la chair Celui-la même qu'annonçaient tous les prophètes. Bientôt, Je lui enverrai des émissaires qui lui montreront sous un jour très clair ce qu'ils ont vu et entendu avec Moi. Quand ces émissaires viendront dans la ville où réside votre roi, ils iront d'abord chez vous, et vous les conduirez chez le roi. »

5. Là-dessus, comme le repas du matin était terminé, Je leur dis : « A présent, vous pouvez vous lever consolés et prendre le chemin du retour ; devant la porte, vous trouverez tout ce qu'il vous faut pour votre voyage ! »

6. Alors, M'ayant remercié, les deux se levèrent et regardèrent bien vite par la porte de la rue ce qu'il pouvait y avoir là pour leur voyage ; car, comme nul ne leur avait rien donné dans la salle, ils avaient quelque peine à y croire, et c'est pourquoi ils étaient si curieux de voir ce qu'il y avait à la porte.

7. Or, en sortant, ils trouvèrent six chameaux, dont quatre lourdement chargés d'or et d'argent et deux sellés pour les porter, mais aussi munis d'assez d'or et d'argent pour qu'ils puissent se nourrir fort bien pendant le voyage.

8. Or, bien que la route fût fort longue jusqu'à leur pays, et rendue peu sûr par des bandits bédouins, ils y parvinrent sains et saufs et sans aucun inconvénient. Là, ils firent aussitôt ce que Je leur avais conseillé, et le roi se montra fort amical avec eux, en fit ses administrateurs et leur rendit leurs femmes et leurs enfants en bonne santé et richement vêtus.

Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS - Communauté : Journal d'un écrivain
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:58

 



GEJ10 C161

De la propagation de la doctrine du Seigneur à Babylone


1. Quelques années plus tard, l'apôtre Matthieu et son compagnon, partant pour l'Inde, furent bien reçus par ce roi, chez qui ils demeurèrent une année entière.

2. Et, quand Matthieu voulut reprendre son voyage avec son compagnon, le roi lui donna une escorte sûre jusqu'aux frontières de son royaume. Ainsi, cet apôtre fut l'un de Mes premiers témoins auprès de ce roi, et, dans cette ville qu'on appelait encore Babylone- bien que l'ancienne Babylone fût un immense tas de ruines assez éloigné de cette ville -, il voulait faire des convertis parmi les païens, pour la plupart adeptes de Balam.

3. Mais le roi le lui déconseilla en disant : « Il suffit que nous sachions et comprenions, moi et ma cour, ce que nous devons croire et ce qu'il en est de cette foi ; pour le reste, j'y veillerai avec mon fils - car je ne voudrais pas vous exposer à la fureur sans bornes de mes prêtres. Mais, à mesure qu'ils disparaîtront, je ferai en sorte qu'ils n'est pas de successeurs, et il sera plus facile alors de traiter avec le peuple. »

4. Cette déclaration satisfit les deux apôtres, qui ne se soucièrent plus de répandre Ma doctrine parmi les peuples de ce roi.

5. Sept ans après, cependant, Pierre vint avec son fils Marc chez ce roi, qui les reçut fort bien, et représenta au roi qu'il fallait faire peu à peu connaître Ma doctrine, au moins dans cette ville.

6. Le roi, qui avait beaucoup d'affection pour Pierre comme pour Marc, le lui déconseilla, sachant bien ce qui animait ses prêtres de Baal, et dit à Pierre : « Il y a dans le pays où nous vivons, surtout du côté de l'orient jusqu'au grand fleuve Gange, quantité de bêtes féroces, et pas moins de plantes vénéneuses ! Et, là où le Seigneur a permis qu'il y ait tant de fauves et de plantes empoisonnées, le sol et surtout l'air doivent être emplis d'esprits malins et de démons qui rôdent surtout comme des lions, des panthères et des hyènes affamés et rugissants, cherchant qui ils pourraient dévorer dans la catégorie des hommes.

7. Les bêtes que j'ai nommées sont féroces et mauvaises, et il est fort dangereux de leur faire la chasse ; mais mes prêtres de Baal sont encore mille fois plus méchants, car chacun d'eux a en lui au moins mille diables, et il n'y a guère que moi qui puisse m'opposer à eux, grâce à ma grande autorité et à mes soldats, qui sont pour la plupart des Juifs, des Grecs et des Romains, puisque je ne suis moi-même qu'un vassal de Rome - car vous devez savoir que l'Empire romain s'étend jusqu'au Gange, et que ce n'est qu'au-delà que commence le grand royaume de l'Inde, dont personne chez nous ne sait où il finit. »

8. Ce conseil du roi plut sans doute à Pierre ; pourtant, il éprouvait encore en secret le désir de s'entretenir de Ma doctrine et de Mon royaume avec certains habitants de cette ville, chose que les prêtres ne tardèrent pas à apprendre. Ils envoyèrent des messagers à Pierre pour lui proposer de leur faire connaître, à eux aussi, cette heureuse doctrine.

9. Il est vrai que, pendant quelque temps, Pierre ne se laissa pas séduire, d'autant que son fils et compagnon Marc le mettait sérieusement en garde là-contre, lui répétant sans cesse : « Laisse le roi s'occuper de notre cause ! Nous n'irons pas contre la volonté du Seigneur en suivant ici le conseil du roi. »

10. Un jour, pourtant, au bout de deux années, Pierre sortit de la ville et, se promenant au hasard, il rencontra plusieurs mendiants et malades. Il fit des dons aux pauvres, et les malades, il les guérit par la force de Mon esprit en lui.

11. Or, plusieurs prêtres de Baal avaient assisté à ces miracles. Reconnaissant Pierre, ils le supplièrent instamment de les accompagner un peu plus loin vers l'intérieur du pays.

12. S'il céda à leurs nombreuses prières et à leurs assurances de loyauté, c'est parce qu'ils affirmaient qu'il y avait dans un village tout proche quantité de malades qu'aucun médecin ne pouvait guérir, et que, s'il guérissait encore ceux-là, eux-mêmes et tous les autres prêtres embrasseraient sa religion et détruiraient leurs temples de leurs propres mains.

13. Entendant cela, Pierre suivit les prêtres, et, de fait, ils arrivèrent au bout d'une heure dans un village où il y avait une quantité de malades des fièvres et de possédés ; et il les guérit tous, ramenant même un mort à la vie.

14. Or, ceux qu'il avait guéris se mirent à chanter ses louanges, disant : « Il faut que celui-ci soit un envoyé du vrai Dieu, sans quoi il ne pourrait accomplir par sa seule parole ce que tous nos dieux, pourtant si nombreux, n'ont jamais été capables de faire. »

15. Les prêtres qui accompagnaient Pierre en furent extraordinairement courroucés. Ils le pressèrent amicalement- pour la forme seulement- de les accompagner encore jusqu'à un petit village que l'on atteignait en traversant un bois de myrtes et de roses. Dans ce bois, ils saisirent Pierre, lui arrachèrent ses vêtements et l'assommèrent, puis le pendirent par les pieds à un myrte desséché. Au bas de cet arbre, ils fixèrent une traverse à laquelle ils lui lièrent les mains, puis, le laissant ainsi suspendu, ils rentrèrent à la ville par un autre chemin.

16. Le roi, trouvant que Pierre était resté bien longtemps parti, le fit chercher partout, tant dans la ville qu'au-dehors, et ce n'est que le deuxième jour que l'on retrouva Pierre dans le bois de myrte, mort et dans un triste état.

17. C'est alors que les malades guéris apprirent au roi que les prêtres de la ville leur avaient amené Pierre fort aimablement, que celui-ci les avait guéris miraculeusement et avait même ressuscité un mort, mais qu'ensuite, il était reparti avec les prêtres plus loin vers l'intérieur du pays.

18. Le roi, fort affligé, fit enterrer Pierre dans le caveau royal et avec les honneurs d'un roi, et l'on mit aussi le myrte dans le tombeau.

19. Quant aux prêtres de la cité, qui étaient plus de deux mille, ils s'en tirèrent fort mal. Le roi n'en épargna pas un seul et les fit tous mettre à mort par ses soldats, puis conduire sur plus de quatre cents chars dans un désert ou on les jeta en pâture aux nombreuses bêtes sauvages.

20. Quant au disciple Marc, avec l'aide du roi et des deux administrateurs que nous connaissons, il entreprit alors de convertir à Ma doctrine presque tous les habitants de la ville, et il ne fallut pas un an pour convertir fort heureusement toute la ville, et bientôt, grâce à la conversion de la ville, presque tout le pays.

21 (Je vous apprends ainsi, à vous qui êtes Mes nouveaux disciples, où et comment le premier apôtre a quitté ce monde, donc ni à Rome, ni à Jérusalem, mais dans la nouvelle cité de Babylone, qui prit par la suite le nom sarrasin de Bagdad.)

22. Mais, chez notre aubergiste de la ville que l'on sait, Je ne racontai pas à Mes disciples ce que Je vous dis à vous en ce temps-ci ; et à présent, nous pouvons reprendre là où nous en étions auparavant, encore à la table de l'auberge.

Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS
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